chouchart
18-07-2008, 22:13
un premier article concernant les CHU, classement mauvais pour Poitiers, et classement analysé avec citation du doyen.
Article trouvé sur le site sur: le site de la nouvelle république (publié le vendredi 18/07/08)
la page originale (http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=86&num=876368)
"Le journal « Les Échos » a publié un classement des centres hospitalo-universitaires français sur la recherche médicale. L'auteur de ce document, Philippe Even, ancien doyen de la faculté de médecine Paris-V, mandaté par le gouvernement, confirme l'énorme disparité qui touche le milieu hospitalier français où le pire côtoie le meilleur. Sans surprise les établissements parisiens (Necker, Cochin…) s'inscrivent dans le gratin mondial de la recherche médicale, les gros centres (Lyon, Toulouse, Nantes…) tirent leur épingle du jeu, les villes de moindre importance (Grenoble, Angers) tutoient rarement l'excellence et les capitales régionales (Limoges, Poitiers), où « la recherche et l'innovation thérapeutique sont carrément l'exception »,ferment la marche.
“ Cette étude manque d'humilité ”
« Cette étude manque d'humilité et devient donc suspecte » : les propos du doyen de la faculté de médecine et de pharmacie de l'université de Poitiers cachent mal la colère de l'ensemble de la communauté scientifique médicale. Et le doyen d'éclairer les « candides » : « L'étude a été faite par l'Institut Necker, dont la fac de médecine fait partie, Philippe Even en était l'un des doyens. Il a utilisé pour son étude des moyens qui sont propres à Necker. Il faut savoir que 32 % des universitaires sont à Paris (Cochin, Broussais, Necker…) »
Roger Gil s'interroge : « Pourquoi cette étude n'a pas été réalisée par un organisme indépendant ? Pourquoi n'a-t-elle pas été publiée dans une revue scientifique ? »Et ce n'est pas une règle de trois qui peut rendre compte de la disparité de la recherche médicale. Les dés sont pipés. En Ile-de-France, pour une population de près de 11 millions d'habitants, on compte 1.138 professeurs dans les centres hospitalo-universitaires. En interrégions Ouest (Brest, Rennes, Angers, Nantes, Tours, Poitiers), pour une population équivalente, 483 professeurs sont recensés. Écart conséquent également chez les maîtres de conférences : 634 pour Paris et 198 pour l'interrégions Ouest. Un dernier chiffre : Poitiers bénéficie d'un chercheur statutaire sur les trois équipes INSERM alors que Paris compte plusieurs centaines de chercheurs. Inéluctablement, les conséquences sur la production d'articles scientifiques sont différentes.
Au-delà du cocorico parisien et du « persiflage agressif »d'une équipe dotée de moyens surpuissants,« on met en doute la qualité des soins »,commente le doyen Gil. « C'est une politique d'aménagement du territoire qui tend à isoler cinq ou six métropoles et à laisser s'établir un désert de soins. Après le déménagement des hôpitaux de proximité, les hôpitaux de région ne sont pas loin. La province a-t-elle le droit à la dignité ? »
Didier MONTEIL"
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Article trouvé sur le site sur: le site de la nouvelle république (publié le vendredi 18/07/08)
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"Le journal « Les Échos » a publié un classement des centres hospitalo-universitaires français sur la recherche médicale. L'auteur de ce document, Philippe Even, ancien doyen de la faculté de médecine Paris-V, mandaté par le gouvernement, confirme l'énorme disparité qui touche le milieu hospitalier français où le pire côtoie le meilleur. Sans surprise les établissements parisiens (Necker, Cochin…) s'inscrivent dans le gratin mondial de la recherche médicale, les gros centres (Lyon, Toulouse, Nantes…) tirent leur épingle du jeu, les villes de moindre importance (Grenoble, Angers) tutoient rarement l'excellence et les capitales régionales (Limoges, Poitiers), où « la recherche et l'innovation thérapeutique sont carrément l'exception »,ferment la marche.
“ Cette étude manque d'humilité ”
« Cette étude manque d'humilité et devient donc suspecte » : les propos du doyen de la faculté de médecine et de pharmacie de l'université de Poitiers cachent mal la colère de l'ensemble de la communauté scientifique médicale. Et le doyen d'éclairer les « candides » : « L'étude a été faite par l'Institut Necker, dont la fac de médecine fait partie, Philippe Even en était l'un des doyens. Il a utilisé pour son étude des moyens qui sont propres à Necker. Il faut savoir que 32 % des universitaires sont à Paris (Cochin, Broussais, Necker…) »
Roger Gil s'interroge : « Pourquoi cette étude n'a pas été réalisée par un organisme indépendant ? Pourquoi n'a-t-elle pas été publiée dans une revue scientifique ? »Et ce n'est pas une règle de trois qui peut rendre compte de la disparité de la recherche médicale. Les dés sont pipés. En Ile-de-France, pour une population de près de 11 millions d'habitants, on compte 1.138 professeurs dans les centres hospitalo-universitaires. En interrégions Ouest (Brest, Rennes, Angers, Nantes, Tours, Poitiers), pour une population équivalente, 483 professeurs sont recensés. Écart conséquent également chez les maîtres de conférences : 634 pour Paris et 198 pour l'interrégions Ouest. Un dernier chiffre : Poitiers bénéficie d'un chercheur statutaire sur les trois équipes INSERM alors que Paris compte plusieurs centaines de chercheurs. Inéluctablement, les conséquences sur la production d'articles scientifiques sont différentes.
Au-delà du cocorico parisien et du « persiflage agressif »d'une équipe dotée de moyens surpuissants,« on met en doute la qualité des soins »,commente le doyen Gil. « C'est une politique d'aménagement du territoire qui tend à isoler cinq ou six métropoles et à laisser s'établir un désert de soins. Après le déménagement des hôpitaux de proximité, les hôpitaux de région ne sont pas loin. La province a-t-elle le droit à la dignité ? »
Didier MONTEIL"
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