chouchart
18-07-2008, 22:20
un article publié le 16 juillet 2008 dans la nouvelle république:
retrouvez l'intégralité ici => (http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=86&num=875536)
"Les résultats insatisfaisants de l'examen classant national ont impliqué une refondation pédagogique du cursus des études de médecine. Une mesure qui a surpris de nombreux étudiants obligés de repasser leur année à la deuxième session, fin août.
C e n'est pas normal, certains étudiants se posent la question de continuer ou d'arrêter leurs études de médecine. Mon fils a déjà doublé son année et doit repasser des matières après les vacances. Cette mère de famille est encore sous le coup de l'émotion ; son fils, en troisième année de médecine, doit repasser certaines matières à la seconde session. Elle n'est pas la seule à se plaindre du nouveau régime mis en place par l'UFR de médecine et de pharmacie de Poitiers. Leurs enfants, qui doivent replonger cet été dans les révisions, étaient pourtant confiants après avoir franchi l'obstacle très sélectif du concours de première année.
Mais la donne de l'examen classant national (ECN) a rebattu les cartes. Le classement à la 38e place (devant Besançon et Bobigny) sur 40 de la faculté de Poitiers a nécessité de l'équipe pédagogique une vive réaction : « Nous vivons dans un monde de plus en plus compétitif et l'évaluation est permanente », explique le doyen Gil. Le numerus clausus a explosé (de 91 à 183) comme les inscriptions des 1re année qui sont passées de 400 à plus de 1.000 personnes. En revanche, les effectifs hospitalo-universitaires n'ont pas suivi. « C'est une crise de croissance, un défi important à relever, commente le doyen, il s'agit simplement de l'avenir des étudiants. »
Après une enquête dans l'Hexagone dans plusieurs facs de médecine, il a été établi que la 6e année de médecine serait consacrée à la préparation de l'ECN. Les cours de 6e année ont été ajoutés à ceux de 5e année, lesquels ont été agrégés à ceux de 4e année et ainsi de suite. Pour arriver à la 2e année qui a été complétée par une partie du programme de 3e année. Ce qui explique cette charge supplémentaire de travail des étudiants de 2e année qui, cette année, sont 110 sur 174 à repasser, entre une et six matières, à la seconde session. « Le jury a délibéré de telle manière à atténuer la sévérité. J'ai demandé au jury un examen ligne par ligne après l'application de la note sanction de 8 en dessous de laquelle les étudiants doivent repasser la matière en seconde session », indique Roger Gil. Et le doyen de reconnaître que « l'année PCEM2 a été exceptionnellement lourde, à cause des réformes transitoires qui ont accompagné tout le cursus ». Des réformes qui ont été examinées par la commission pédagogique et votés par le conseil d'UFR. « Les décisions sont prises de manière collégiale, démocratique et avec les étudiants », conclut Roger Gil.
Didier MONTEIL"
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"Les résultats insatisfaisants de l'examen classant national ont impliqué une refondation pédagogique du cursus des études de médecine. Une mesure qui a surpris de nombreux étudiants obligés de repasser leur année à la deuxième session, fin août.
C e n'est pas normal, certains étudiants se posent la question de continuer ou d'arrêter leurs études de médecine. Mon fils a déjà doublé son année et doit repasser des matières après les vacances. Cette mère de famille est encore sous le coup de l'émotion ; son fils, en troisième année de médecine, doit repasser certaines matières à la seconde session. Elle n'est pas la seule à se plaindre du nouveau régime mis en place par l'UFR de médecine et de pharmacie de Poitiers. Leurs enfants, qui doivent replonger cet été dans les révisions, étaient pourtant confiants après avoir franchi l'obstacle très sélectif du concours de première année.
Mais la donne de l'examen classant national (ECN) a rebattu les cartes. Le classement à la 38e place (devant Besançon et Bobigny) sur 40 de la faculté de Poitiers a nécessité de l'équipe pédagogique une vive réaction : « Nous vivons dans un monde de plus en plus compétitif et l'évaluation est permanente », explique le doyen Gil. Le numerus clausus a explosé (de 91 à 183) comme les inscriptions des 1re année qui sont passées de 400 à plus de 1.000 personnes. En revanche, les effectifs hospitalo-universitaires n'ont pas suivi. « C'est une crise de croissance, un défi important à relever, commente le doyen, il s'agit simplement de l'avenir des étudiants. »
Après une enquête dans l'Hexagone dans plusieurs facs de médecine, il a été établi que la 6e année de médecine serait consacrée à la préparation de l'ECN. Les cours de 6e année ont été ajoutés à ceux de 5e année, lesquels ont été agrégés à ceux de 4e année et ainsi de suite. Pour arriver à la 2e année qui a été complétée par une partie du programme de 3e année. Ce qui explique cette charge supplémentaire de travail des étudiants de 2e année qui, cette année, sont 110 sur 174 à repasser, entre une et six matières, à la seconde session. « Le jury a délibéré de telle manière à atténuer la sévérité. J'ai demandé au jury un examen ligne par ligne après l'application de la note sanction de 8 en dessous de laquelle les étudiants doivent repasser la matière en seconde session », indique Roger Gil. Et le doyen de reconnaître que « l'année PCEM2 a été exceptionnellement lourde, à cause des réformes transitoires qui ont accompagné tout le cursus ». Des réformes qui ont été examinées par la commission pédagogique et votés par le conseil d'UFR. « Les décisions sont prises de manière collégiale, démocratique et avec les étudiants », conclut Roger Gil.
Didier MONTEIL"
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