bennysings
06-07-2010, 23:04
Lu dans le quotidien du médecin ce soir :
"Le plan de la CNAM pour économiser 2,2 milliards d’euros en 2011
Dans son rapport définitif « Charges et produits pour 2011 » qui sera examiné jeudi prochain, la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) propose au gouvernement et au Parlement une vingtaine de mesures qui, si elles étaient suivies, pourraient procurer 2,2 milliards d’euros d’économies (dont 500 millions d’euros au titre de la maîtrise médicalisée en ville et 150 millions d’euros au titre de la lutte contre la fraude). Une boîte à outils en vue du prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).
• Information, prévention, patients chroniques
La CNAM veut développer l’information « institutionnelle » sur la santé, favoriser l’accompagnement des personnes souffrant de maladies chroniques (le programme SOPHIA, initialement mis en place pour les patients diabétiques pourrait être proposé aux patients souffrant de maladies respiratoires ou cardio-vasculaires), refondre en une seule ALD les 4 ALD cardio-vasculaires actuelles mais aussi sortir du régime ALD certains patients hypertendus.
• Alternatives à l’hospitalisation
La CNAM souligne la nécessité de modes de prise en charge « plus souples ». Elle suggère d’investir « plus fortement » sur la médecine de proximité (le rythme de progression des soins de ville pourrait dépasser celui des dépenses hospitalières), de miser davantage sur l’hospitalisation à domicile, de favoriser le développement de la chimiothérapie à domicile et de diversifier les modalités de prise en charge de l’insuffisance rénale chronique (la caisse souligne le retard français dans le recours à la greffe et la sous-utilisation de la dialyse péritonéale). Elle préconise également le développement de centres autonomes ambulatoires avec tarifs régulés et estime qu’une première expérimentation pourrait concerner l’intervention de la cataracte.
• Référentiels, CAPI, ententes préalables
Pour réduire la variabilité des pratiques, l’assurance-maladie met l’accent sur le développement de référentiels « dans les domaines de la rééducation et des arrêts de travail ». Elle propose aussi de s’attaquer aux écarts en matière de prescriptions médicamenteuses (fréquence de renouvellement des traitements et longueurs des ordonnances), de mieux faire respecter les référentiels de transports, de généraliser le CAPI (sur objectifs) dans la convention et de tester une « composante de rémunération à la performance pour les établissements ». Autre idée : mettre sous entente préalable les admissions qui paraissent peu adéquates dans les structures de soins de suite et de réadaptation (SSR).
• Tarifs
La caisse suggère de baisser encore les tarifs de biologie (notamment de réduire le prix des actes courants) et de rendre plus homogènes les tarifs des médicaments à efficacité thérapeutique équivalente. Autre piste : diminuer les marges réalisées sur certains dispositifs médicaux (bandelettes d’autocontrôle du diabète). Last but not least, la caisse recommande de « plafonner les dépassements » sur les actes d’orthodontie.
•Arrêts de travail
Deux mesures sont avancées : favoriser, lorsque la situation médicale l’autorise, l’arrêt maladie à temps partiel indemnisé (lorsque l’état et le traitement du patient ne nécessitent pas d’arrêt complet) ; et uniformiser les réglementations sur la mise en invalidité suite à un arrêt de travail.
› CYRILLE DUPUIS
Quotimed.com, le 06/07/2010 "
Baisser la cotation des actes en bio , ils l'ont déjà fait l'année dernière il me semble... Quand on voit la charge de travail supplémentaire due à l'accréditation, il y a de quoi râler. :mad: :mad: :mad:
C'est vrai, quoi! C'est parfaitement illogique de demander plus de qualité, plus de traçabilité, etc... et de diminuer la rémunération !
Ils font quoi nos syndicats ? Parce que là, ça vaudrait le coup de se bouger le c*l... flute alors !
"Le plan de la CNAM pour économiser 2,2 milliards d’euros en 2011
Dans son rapport définitif « Charges et produits pour 2011 » qui sera examiné jeudi prochain, la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) propose au gouvernement et au Parlement une vingtaine de mesures qui, si elles étaient suivies, pourraient procurer 2,2 milliards d’euros d’économies (dont 500 millions d’euros au titre de la maîtrise médicalisée en ville et 150 millions d’euros au titre de la lutte contre la fraude). Une boîte à outils en vue du prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).
• Information, prévention, patients chroniques
La CNAM veut développer l’information « institutionnelle » sur la santé, favoriser l’accompagnement des personnes souffrant de maladies chroniques (le programme SOPHIA, initialement mis en place pour les patients diabétiques pourrait être proposé aux patients souffrant de maladies respiratoires ou cardio-vasculaires), refondre en une seule ALD les 4 ALD cardio-vasculaires actuelles mais aussi sortir du régime ALD certains patients hypertendus.
• Alternatives à l’hospitalisation
La CNAM souligne la nécessité de modes de prise en charge « plus souples ». Elle suggère d’investir « plus fortement » sur la médecine de proximité (le rythme de progression des soins de ville pourrait dépasser celui des dépenses hospitalières), de miser davantage sur l’hospitalisation à domicile, de favoriser le développement de la chimiothérapie à domicile et de diversifier les modalités de prise en charge de l’insuffisance rénale chronique (la caisse souligne le retard français dans le recours à la greffe et la sous-utilisation de la dialyse péritonéale). Elle préconise également le développement de centres autonomes ambulatoires avec tarifs régulés et estime qu’une première expérimentation pourrait concerner l’intervention de la cataracte.
• Référentiels, CAPI, ententes préalables
Pour réduire la variabilité des pratiques, l’assurance-maladie met l’accent sur le développement de référentiels « dans les domaines de la rééducation et des arrêts de travail ». Elle propose aussi de s’attaquer aux écarts en matière de prescriptions médicamenteuses (fréquence de renouvellement des traitements et longueurs des ordonnances), de mieux faire respecter les référentiels de transports, de généraliser le CAPI (sur objectifs) dans la convention et de tester une « composante de rémunération à la performance pour les établissements ». Autre idée : mettre sous entente préalable les admissions qui paraissent peu adéquates dans les structures de soins de suite et de réadaptation (SSR).
• Tarifs
La caisse suggère de baisser encore les tarifs de biologie (notamment de réduire le prix des actes courants) et de rendre plus homogènes les tarifs des médicaments à efficacité thérapeutique équivalente. Autre piste : diminuer les marges réalisées sur certains dispositifs médicaux (bandelettes d’autocontrôle du diabète). Last but not least, la caisse recommande de « plafonner les dépassements » sur les actes d’orthodontie.
•Arrêts de travail
Deux mesures sont avancées : favoriser, lorsque la situation médicale l’autorise, l’arrêt maladie à temps partiel indemnisé (lorsque l’état et le traitement du patient ne nécessitent pas d’arrêt complet) ; et uniformiser les réglementations sur la mise en invalidité suite à un arrêt de travail.
› CYRILLE DUPUIS
Quotimed.com, le 06/07/2010 "
Baisser la cotation des actes en bio , ils l'ont déjà fait l'année dernière il me semble... Quand on voit la charge de travail supplémentaire due à l'accréditation, il y a de quoi râler. :mad: :mad: :mad:
C'est vrai, quoi! C'est parfaitement illogique de demander plus de qualité, plus de traçabilité, etc... et de diminuer la rémunération !
Ils font quoi nos syndicats ? Parce que là, ça vaudrait le coup de se bouger le c*l... flute alors !