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Voir la version complète : La biomed encore une valeur sure?



Blissterik
30-07-2010, 12:21
Salut a tous,

j'ai ( avec surprise) decroche un 1726 aux ecn et bien que la rea soit mon premier choix, je pense que la bio qui me plai tout autent serra plus dans mes moyen (en IDF)
Apres une longue discution avec un interne toulousain lors d une rando en indonesie je me retrouve vraiment demoralise par sa vision sur l avenir de la bio...
j ai donc besoin d etre rassure et de savoir si selon vous, l avenir de cette spe semble compromis (financierement et en terme d independance d activite)

toutes mes excuses pour ce message ecrit sur un clavier pourri a Bali :)

Kezaar
30-07-2010, 13:05
Si tu comptes acheter ou créer ton propre laboratoire oui c'est compromis.

Si tu souhaites être salarié d'un groupe privé ou travailler à l'hôpital non ça reste une spécialité très intéressante.

Moksag
30-07-2010, 14:50
Juste pour aiguiser ce que vient de dire Kezaar.
Connaissant plusieurs personnes dans le milieu (+ une conversation que je viens tout juste d'avoir avec une interne dont le père est pharmacien biologiste dans le privé et qui possède 2 labos):
- si tu veux racheter des parts d'un labo: clairement faisable, les bios partant en retraite ne manqueront pas pour te le proposer (et en profiteront pour te faire raquer...)
- si tu veux créer ton propre labo: toujours faisable quoi qu'on en dise, mais c'est nettement moins facile qu'avant (contraintes d'installation, endroits bouchés, compétitivité...), moins rentable, surtout depuis la diminution des cotations.
- 100% d'accord avec le reste
En espérant que ça t'a servi

bennysings
30-07-2010, 18:01
Si tu comptes acheter ou créer ton propre laboratoire oui c'est compromis.

Si tu souhaites être salarié d'un groupe privé ou travailler à l'hôpital non ça reste une spécialité très intéressante.

Je ne vois pas comment tu peux être aussi sûr de toi, alors qu'on est dans l'attente du verdict de la cour européenne (attendu pour la fin de l'année) concernant la possibilité ou non de pouvoir détenir plus de 50% des parts d'un LABM sans être biologiste...

C'est uniquement ça qui nous indiquera si nous seront condamnés au salariat ou non, même si les contraintes seront plus importantes qu'auparavant (accréditation, couteuse en temps et en argent ; diminution de la cotation des actes).

Kezaar
30-07-2010, 19:58
Je ne voulais pas dire que c'était impossible, juste que ce sera probablement beaucoup plus dur / moins rentable qu'auparavant.

C'est juste pour rappeler qu'il ne faut pas prendre biologie parce que c'est plus facilement accessible que spé méd et qu'on a lu que les biologistes avaient un BNC moyen de 153 852 € en 2008 sinon on risque d'être déçu.

magnesium
30-07-2010, 22:24
c' est clair, et choisir une spécialité seulement pour le coté matériel sans plaisir ne mène à rien au long terme (remord+++).
n' empèche c' est difficile de s' orienter vu toutes les incertitudes autour ce cette spécialité.

amenophiscat
26-08-2010, 08:45
La bio m'intéresse mais, ce que l'on peut lire sur son avenir me fout un peu les boules. Il y a beaucoup d'histoires de pognon, d'investissement, de rentabilité. Ca fait un peu chié qd-même de faire 10 ans d'études de médecine pour ça. Ca pue du cul.

« Les acheteurs se bousculent au portillon. Parmi eux, des groupes de laboratoires qui, à l'image de Bio Paris Ouest, fusionnent ou rachètent des concurrents. Mais aussi de grands investisseurs. Groupama et d'autres financiers ont lancé il y a un an Novescia: le groupe a déjà racheté près de 80 laboratoires et il vise 10% du marché français d'ici à 2011. Labco, l'un des leaders du diagnostic médical en Europe, vient de finaliser l'acquisition du centre de diagnostic italien CAM et il prévoit d'investir 100 millions d'euros dans de nouvelles acquisitions en 2010. Cerba European Lab, autre grand laboratoire européen, jusqu'ici surtout fournisseur de tests spécialisés pour les autres laboratoires, s'installe à son tour sur le marché de la biologie médicale non spécialisée. Il a racheté deux ensembles de 10 et 17 laboratoires dans le Nord et la région lyonnaise. Cerba, dont le chiffre d'affaires dépasse 200 millions d'euros, est aussi très convoité. Son principal actionnaire financier, Industri Kapital, discute la cession de ses parts avec plusieurs fonds. »
Armelle Bohineust (Figaro) Juin 2010


« Bonjour,

Je lis vos différents articles et j'ai l'impression de voir ce qui est arrivé à la biologie médicale en Suisse, en l'espace de 15 ans, même si la situation n'est pas vraiment identique (à cause de dispositions légales différentes).

Dans un premier temps, les "financiers" de la biologie médicale (comprendre de grands groupes comme Unilabs, d'origine suisse par ailleurs) sont apparus.
Ils ont racheté des petits labos les uns après les autres.

Parallèlement, et sous la pression des Caisses Maladies, les tarifs ont été revues par trois fois à la baisse. Ceci n'a fait que renforcer la position de ces grands groupes, plus apte à racheter d'autres labos, à attirer des médecins puis à "rationaliser leur production" (je reprend l'expression qu'ils utilisent).

Cette année,l'OFSP (l'équivalent du Ministère de la Santé) a revu la nomenclature d'une manière drastique (avec une baisse moyenne de l'ordre de 40 %, certains nouveaux tarifs ne couvrant même pas les couts effectifs des analyses).

D'autres baisses sont prévues dès 2012.

Les laboratoires de cabinets, les petits laboratoires privés ou d'hôpitaux n'y survivront pas. Beaucoup ont disparu durant ces dix dernières années.

Les gros laboratoires, qui eux peuvent "accuser le cout" par une enième restructuration, ont d'ailleurs clairement indiqué que l'objectif est désormais de s'attaquer au marché français, très fragmenté.

Bref, ce que vous appelez "les laboratoires à la papa" sont ici en train de disparaitre. Et la biologie médicale de type industrielle, qui proposent des tarifs dits "économiques", tisse sa toile partout en Europe. »
Divoli (labmuatation) janvier 2009