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homocysteine
08-11-2010, 19:46
Dans le quotidien du médecin il y a quelques jours :


Laboratoires d’analyses : l’accréditation, source de forte préoccupation
Le collectif « biologistes en colère » a organisé ce vendredi une manifestation devant le ministère de la Santé pour protester contre la « disparition programmée » de la biologie française.
Les débats menés cette semaine dans le cadre des Journées internationales de biologie (JIB) ont reflété les préoccupations du moment. « La mutation en marche inquiète un certain nombre de confrères qui ne s’estiment pas en mesure de la mener », a notamment déclaré Jean Benoît, président du Syndicat des biologistes, faisant allusion au calendrier restreint pour la nouvelle accréditation.
Lu par un membre du cabinet de la ministre, le discours de Roselyne Bachelot a confirmé les échéances. L’accréditation sera bel et bien obligatoire d’ici à 2016.
Les biologistes qui espéraient l’annonce de mesures protectrices face aux financiers qui rachètent des laboratoires sont restés sur leur faim. « La volonté de la ministre de défendre l’indépendance du professionnel de biologie médicale demeure intacte », s’est borné à déclarer le représentant ministériel. Autre attente déçue : la ministre n’a pas répondu à la demande du syndicat des biologistes, favorable à l’évaluation de la pertinence des actes en biologie en lieu et place des baisses tarifaires « aveugles » qui se profilent pour 2011.

› D. CH.

Quotimed.com, le 05/11/2010





http://www.lequotidiendumedecin.fr/web/index.cfm?fuseaction=viewflash&waidx=3281

Effectivement :
accréditation (source de travail monumentale) + baisse des cotations = pas logique

Si on fait tout un travail pour améliorer la qualité dans chaque dosage, chaque analyse, il serait logique que les actes soient plus cotés (enfin du moins, qu'ils ne soient pas diminués) :confused: :confused:


Des gens qui y étaient, à c'te manif ?

taram
09-11-2010, 18:46
Des gens qui y étaient, à c'te manif ?


Voir ici : http://blog.sjbm.fr/?p=2150

Cobalt
14-11-2010, 23:19
La destruction de la biologie médicale continue.
L'un des très rare point positif de l'ordonnance Ballereau est attaqué par les doyens des facs de médecine et les HU(bio et surtout hors bio). Ils attaquent l'obligation (pour les nouveaux praticiens) d'avoir un DES de biomed pour exercer la biologie médicale et veulent une dérogation pour les postes HU pour permettre le recrutement de scientifiques et de cliniciens venant de disciplines proches et ayant des qualifications approchantes (par exemple un hémato clinique avec un DESC d'hématologie-transfusion ou un interniste avec une agrégation d'hémato...).:noon:

sterne
24-11-2010, 22:31
La destruction de la biologie médicale continue.
L'un des très rare point positif de l'ordonnance Ballereau est attaqué par les doyens des facs de médecine et les HU(bio et surtout hors bio). Ils attaquent l'obligation (pour les nouveaux praticiens) d'avoir un DES de biomed pour exercer la biologie médicale et veulent une dérogation pour les postes HU pour permettre le recrutement de scientifiques et de cliniciens venant de disciplines proches et ayant des qualifications approchantes (par exemple un hémato clinique avec un DESC d'hématologie-transfusion ou un interniste avec une agrégation d'hémato...).:noon:

Les votes pour faire passer ou non cet article sont en cours... Déjà 2 manches de gagnées (Sénat et Assemblée Nationale) grâce à nos syndicats (SJBM et FNSIP en tête) qui défendent nos intérêts auprès des politiques!! Reste une 3ème manche (commission mixte paritaire) le 30 novembre.

sterne
02-12-2010, 00:13
Nous avons obtenu gain de cause!!! L'amendement n'ayant pas été voté, la suppression de l'article 3 reste maintenue.

Cobalt
05-06-2011, 18:32
Petite mise a jour concernant la saga de la réforme de la biologie médicale

Le débat à l'assemblée nationale de la loi sur la bio-éthique (PPL Fourcade) a permis le vote d'amendements revenant sur les avancés obtenu dans l'ordonnance reformant la biologie médicale (ordonnance Ballereau). La majorité des internes et des jeunes biologistes est contre ces amendements (que nous avions déjà repoussés pour certains). C'est pourquoi la FNSIP et le SJBM ont déposés un préavis de grève national des gardes et astreintes pour la période du 10 au 14 juin.

Pour plus d'info http://greve.fnsip.fr

C'est l'avenir de notre profession qui est en jeu.

emsi
22-07-2011, 15:34
dans ce cas, conseilleriez vous toujours le spé au jeunes internes?????

je serai interne en novembre et je voudrais choisir cette spé mais maintenant je me pose des questions...

scooobi
27-07-2011, 19:43
pareil... si quelqu'un pouvait répondre.

Cobalt
05-08-2011, 21:16
le conseil constitutionnel a censuré plusieurs articles de la loi Fourcade (considéré comme cavalier législatif) notamment ceux concernant la biologie médicale. Nous en revenons donc à l'ordonnance du 13 janvier 2010, sans aucun encadrement réel de la détention du capital. Les SPFPL disparaissent également ainsi que l'article sur les travailleurs non salariés. L'accréditation à 100 % redevient obligatoire des 2016.
il y aura forcément de nouveaux ajustements concernant la biologie médicale dans le futur.

nextstep
05-08-2011, 23:45
Oui, j'ai vu ça aujourd'hui... C'est incroyable, on a vraiment l'impression d'être dans une profession extrêmement exposée sur le plan lesgislatif. et de plus vraiment visée par de nombreux lobbies qui nous tournent autour (financiers bien sur, mais également universitaires, syndicats d'infirmières..)
C'est bien triste, l'avenir s'assombrit de plus en plus pour nous.. :mad:

Arcanobacterium
06-08-2011, 17:12
Chaque année, ECN et classement (plus ou moins bon) en poche, la question de l'orientation vers la bio médicale reviens de la part des futurs internes. Avant la tourmente législative, la discussion portait sur l'activité en elle-même, souvent méconnu en l'absence de passage en stage en labo. La question de la clinique, de la possibilité éventuelle de garder un contact avec le patient. Je reconnais maintenant qu'il faut prendre en compte le contexte et les perspectives actuelles, assez troubles et possiblement la question du post-internat (pas seulement de l'assistanat, mais de trouver un poste, quel qu'il soit).

Sur le plan de la discipline, un petit rappel de ce qu'il faut s'attendre de l'internat de biologie, des bonnes motivation et des mauvaises.

Commençons par la mauvaise raison n°1 : l'argent! Ami externe, si tu rêves déjà de ta résidence secondaire, de ton 4x4 de luxe, passes ton chemin, tu ne trouveras pas d'épanouissement professionnel. Et avec le contexte réglementaire, les difficultés à trouver un contrat correct, l'espoir de faire bio pour faire du fric a disparu. Exit les rapaces, pour le plus grand bien de notre discipline!

La biologie médicale : discipline médico-technique où l'on exerce une acivité médicale à travers des actes techniques, comme nos amis radiologues, isotopistes et même pathologistes (même s'ils ne veulent pas le reconnaitre!). Il s'agit de réaliser, superviser, encadrer, interpréter, valider, mettre en place, choisir les examens biologiques utiles et pertinents à la stratégie diagnostic, pronostic et thérapeutique. Cette discipline est à l'intersection des sciences fondamentales médicales (aspect scientifique, voire recherche), de la pathologie et de la thérapeutique.
L'implication dans la démarche multi-disciplinaire, en ville comme à l'hôpital, sera incontournable à l'avenir (sauf si les financiers ont notre peau avant:().

La clinique en elle-même est quasi absente de la discipline : à la marge en activité de prélèvements non sanguin, surtout en ville. Un biologiste ne fait pas de papouilles aux patients, à la rigueur il leur plante une aiguille dans le bras ou le sternum! Citons toute de même l'activité d'hémostase clinique pour les médecins (DESC d'hémobio ou non) où l'on fait des papouilles aux hémophiles). Il existe quelques cas de microbiologistse ou parsitologistes en consult de mal inf ou de médecine de voyages, mais c'est peu en vogue, et il faut savoir dans ce cas se forger un parcours avec tenacité.

C'est surtout dans le dialogue clinico-biologique que se trouve l'implication médicale de notre discipline : au téléphone, en réunion multi-disciplinaire ou carrément dans les services. Si l'on est bon dans sa discipline, si l'on a gardé une bonne culture séméiologique et syndromique (ou acquéri pour nos confrères pharmaciens;)), on est utile et valorisé tout les jours.

Ensuite, il semble impératif d'avoir un goût scientifique plus pronocé que la moyenne des étudiants en médecine : on sort du schéma symptome-maladie-traitement pour aller vers la réfléxion analytique-physiopatho-pharmaco. Car la place des connaissances analytiques (et même pré-ana) est importante, déterminante entre le bon biologiste et l'excellent.

L'internant de biologie, c'est à la fois un retour vers le PCEM-DCEM pour les connaissances indispensables (impossible de savoir lire et rendre un frottis pour recherche de palu sans connaitre un minimum le cycle parasitaire), l'apprentissage de nouveaux gestes techniques à la paillasse (et oui, pourquoi le chirurgien serait le seul à mettre en avant sa dextérité!), le développement d'une expertise microscopique, poussée dans certaines disciplines et le plongeon vers la nouveauté de la recherche.

Il faut de la vie au labo : si l'on évite le stress des patients, on découvre à quel point les soignants à leur contact sont stressants et stressés. Je ne démentirais pas l'idée d'un rythme de vie plus proche de la normale, l'organisation du labo permet plus facilement des journées à horaires (+/-) fixes, mais les contraintes existent et je pense qu'elles augmenteront, en ville comme à l'hôpital (gardes et astreintes, notamment concernant le dimanche avec astreinte sur place sytématique le matin risque de se répandre hors des CHU), les délais de rendus vont dans le sens du toujours plus vite.

Au final : faire bio parce qu'on n'aime pas le contact avec le patient, oui, mais si l'on a de l'intérêt pour la discipline!
Pour faire une discipline clinico-biologique : oui, mais peu de place, il faut prendre les bons contacts dès le début pour s'assurer de la faisabilité du parcours souhaiter.
Parce qu'on aime (qu'on a toujours aimé :)) le microscope, les petites bêbettes, les techniques de pointes apliquées en médecines, les médicaments (pharmco-toxico, discipline d'avenir ++), le diagnostic et conseil thérapeutique basé sur des arguments rigoureux, OUI!

Et s'il y a des spé cliniques qui vous font rêver, elles peuvent avoir un versant biologiques existant ou à développer! (Microbio/Mal INf, Hémato/Hémato (:rolleyes:), Gynéco-Endocrino/Bioch-hormono, Gynéco-Obst/Bio de la repro,...

popiette2vo
07-08-2011, 12:00
Merci pour cet intéressant témoignage !

Karpatt
08-08-2011, 00:27
Je suis en tout point d'accord avec Arcanobacterium.
La biologie médicale est une spécialité passionnante, très vaste (un internat de 4 ans est à mon avis insuffisant), très rigoureux (difficile de dire à un clinicien qd on a fait une erreur), multidisplinaire (médicale, scientifique), "multispécialité" (endocrinologie, infectiologie, hématologie, néphrologie, PMA...), très vaste (de l'épidémiologie au traitement en passant par la physiopathologie poussée, la clinique, la macroscopie, la microscopie...).
En fait, il faut un peu tout connaître (sauf savoir faire des TR, des courriers de sortie, des bons de transport)

Cobalt
04-12-2011, 23:14
UP! Le combat reprend, ou plus exactement la réforme de la biologie médicale avec une proposition de loi portant ratification de l'ordonnance (enfin!) réintroduit les articles censurés de la loi Fourcade. Il s'agit pour l'essentiel des articles tels que voté après la commission mixte parlementaire, qui s'ils ne contiennent pas de recul majeur, n'apportent pas de réponse suffisante concernant l'exercice libérale et la détention du capital des labos ou le scandale des nominations des HU:mad:.
Comme pour la précédente proposition de loi, on peut s'attendre a un lobbying intense des groupes financiers détenant des labos pour que leur position soit préservée.

Seefeld Tirol
06-12-2011, 22:05
Si vous voulez battre les grands groupes et bien, Il faudra réfléchir avant de voter en 2012!!!!!

Cobalt
07-12-2011, 23:14
J'aurais espéré des remarques plus constructives ou des questions, surtout venant d'internes censé représentait l'avenir de la profession.
Nous faisons du syndicalisme pas de la politique, même si je pense que l'orientation de notre discipline vers la médecine ou le commerce est bien une décision politique. Pour rappel la FNSIP et le SJBM ont mené le mouvement de grève lors du vote de la précédente loi au printemps dernier.

Cobalt
10-12-2011, 15:12
:mad:Nouvelle offensive du gouvernement (surement du au lobbying de Labco and cie) avec la réintroduction des ristournes pour les examens de biologie médicale dans le PLFSS 2012 (projet de loi de financement de la sécu) voté le 29 novembre par l'assemblée nationale.
On rappelle que les ristournes avaient été supprimées par l'ordonnance du 13 janvier 2012 qui réaffirmait le caractère médicale de la biologie. Le retour des ristournes ouvre la voie à un contentieux européen, avec le risque de voir la biologie devenir un commerce (les actes médicaux ne pouvant pas faire l'objet d'un commerce d'après le CSP).
pour plus de détail http://www.fnsip.fr/test/linternat/37-actualites/310-dumping-sur-la-sante-a-qui-profite-le-crime-.html
En attendant le vote de la PPL Boyer qui va surement réintroduire le recrutement de non biologiste et non médecin non pharmacien en CHU au nom de l'excellence universitaire.:noon:
Pour les nouveaux internes qui ont choisi la biologie il reste le droit au remord.
Pour les autres ce sera secrétaire-préleveur-technicien de surface (c'est la crise ) chez LabCo.:h:

Ellie
10-12-2011, 18:40
moi, j'ai vraiment essayé de suivre, mais je suis totalement larguée...
Ca change dans un sens, dans l'autre, tous les six mois, les lois les ordonnances les décrets et les accords je ne les connais pas et je les mélange tous. Au final je suis aujourd'hui incapable de dire où on en est...
Et puis c'est dommage j'adore mon premier stage, je n'avais pas prévu de partir :(

Kezaar
10-12-2011, 21:07
En même temps ce n'est pas parce qu'un inconnu te dit de faire un droit au remord si tu as pris Bio Méd qu'il faut le croire, personne ne sait exactement comment le métier va évoluer au final.

Cobalt
10-12-2011, 22:06
Il s'agit d'une boutade, je ne dis pas qu'il faut arrêter la bio, mais les jeunes internes doivent savoir dans quoi ils s'engagent. C'est vrai que rien n'est fixé, mais clairement l'évolution de la biologie prend une direction inquiétante, au mieux on peut espérer un statu quo avec l'exercice actuel, ce qui est long d'être satisfaisant : chaines de labos employant les biologistes avec des contrats précaires, mépris des cliniciens prescripteurs, inexistence de la discipline au niveau universitaire... le rêve quoi.
Bien sur cela n'empêchera pas la plupart des biologistes d'avoir un travail, mais il y aura quand même de nombreux déçus qui trouveront que 9 à 10 ans d'études c'est beaucoup pour un job de secrétaire-préleveur.
C'est pour cela qu'il faut se mobiliser. Pour Ellie, tu peux surement t'informer auprès de ton asso locale

Seefeld Tirol
11-12-2011, 01:07
Alors, je maintiens et je persiste.. la protection de la biologie médicale passe par le changement des personnes qui proposent et qui votent les lois en ce moment.. d'où mon ancien message sur l'obligation d'aller voter en 2012.
je ne fais pas de la politique et je n'appartiens à aucun parti politique..
pour cobalt, il serait mieux d'éviter de déstabiliser les nouveaux internes. on n'est pas tous tentés par le privé et le fric et une carrière hospitalière reste toujours ouverte avec des consultations d’hémostase, PMA....etc
pour Elie: ne te laisse pas déstabiliser par un inconnu et personne ne sait où va la profession et en plus tu as deux ans pour réfléchir..
OFF

Ellie
11-12-2011, 11:20
En même temps ce n'est pas parce qu'un inconnu te dit de faire un droit au remord si tu as pris Bio Méd qu'il faut le croire, personne ne sait exactement comment le métier va évoluer au final.
merci j'avais bien compris :p

Cobalt
11-12-2011, 23:02
Alors, je maintiens et je persiste.. la protection de la biologie médicale passe par le changement des personnes qui proposent et qui votent les lois en ce moment.. d'où mon ancien message sur l'obligation d'aller voter en 2012.
On est d'accord sur ce point. Mais ce n'est qu'un préalable, il y aura encore beaucoup de travail à faire.
Mon but est d'informer, j'admets que certains propos sont un peu provocateur, mais il s'agit uniquement de faire réagir.

capitaine caverne
15-04-2012, 19:46
rien de neuf en matière de bio med?

Cobalt
16-04-2012, 10:39
Comme tout le monde on attend le 7 mai.:rolleyes:

Seefeld Tirol
16-04-2012, 22:01
J'ai lu dans un article dans le monde que si le PS gagne, Catherine LEMORTON est pressentie pour le ministère de la santé. Je signale juste que c'est elle qui a défendu les biologistes à l'assemblée nationale et que tous ses amendements ont été rejetés par le rapporteur du gouvernement pour le projet de la réforme de la bio...

Éléments à ne pas négliger....

On attend tous le 7 Mai...

Ellie
17-04-2012, 20:06
ah bon... Moi j'ai entendu dans les couloirs de l'AP-HP que ce serait quelqu'un d'autre !?
Bien sûr j'ai oublié le nom donc ça ne nous avance pas beaucoup mais je suis sûre que ce n'était pas elle, vu que c'était un homme.... :D

Seefeld Tirol
17-04-2012, 20:22
Ellie,

J'ai lu ça dans le journal le Monde, je pense que c'est plus sérieux que des bruits de couloir....et surtout ils ont des sources fiables j’espère....:p

LOL

Ellie
18-04-2012, 18:54
en effet, c'est toute la question... :rolleyes:

Arcanobacterium
21-04-2012, 14:35
en effet, c'est toute la question... :rolleyes:

Je pense que l'homme en question dois être le député de Paris Jean-Marie Le Guen (ex-strauss-kahniene) et médecin. C'est l'un des spécialistes des questions de santé au PS (et bon connaisseur de l'AP-HP, dont la restructuration en cours sera l'un des gros dossiers pour le prochain ministre.
Cependant, j'aurais en effet une préférence pour le pharmacien Lemorton. Histoire de montrer qu'un pharmacien ministre de la santé peut être efficace après le fiasco de Tata Roselyne...:rolleyes:

sterne
25-04-2012, 23:48
L'actualité de la Biologie Médicale pour les nuls est sur BioMedTV (http://www.youtube.com/watch?v=N5imV9fgI7w&feature=youtube_gdata_player) :D.

zbexto
26-04-2012, 16:42
Je suis interne en biologie médicale, médecin de formation et je m'inquiète sérieusement sur mon avenir professionnel.. et ce peu importe ce qui se passera après le 6 mai car le mal est fait!

Dans le privé, déjà plusieurs groupements de laboratoires ont vu le jour, partout en France. Les biologistes partant à la retraite vendent leur labo à ces méga structures (ex: groupement de plus de 30 labos à Marseille). Les jeunes biologistes diplômés ne PEUVENT PLUS espérer ouvrir un laboratoire à leur compte et travailler en profession libérale. Ce qu'on leur propose c'est un poste dans un centre de prélèvement pour passer sa journée à prélever et faire de la paperasse . Et pire encore, ces postes en question sont souvent très précaires car il s'agit d'un statut de TNS (travailleur non salarié), avec tous les inconvénients des salariés sans les avantages!!! Enfin, en terme de salaires c'est loin d'être ceux de l'ere glorieuse de la bio!

Dans le public, c'est un peu pareil que pour les autres spé; il faut être au bon endroit au bon moment.. Globalement, il y a toujours des possibilités de trouver un poste d'assistant pour 2 ans (pas forcément dans la ville ou l'on a fait son internat donc il faut etre mobile) mais mieux vaut être spécialisé (Hémato, Immuno, Microbio, Biologie de la reproduction...) donc souvent avec un master 2 nécessaire. Mais après ces 2 années c'est retour à la case départ: il y a très très peu de postes de PH qui sont créés (réductions de budgets obligent!!!). Donc à défaut de pouvoir faire une carrière hospitalière il faut chercher du boulot dans le privé et dans ce cas la spécialité faite ne sert strictement à rien!

Moralité: réfléchissez bien avant de choisir votre spé, et renseignez vous sur les débouchés après l'internat!!

capitaine caverne
27-04-2012, 08:58
en tout cas, merci pour ce témoignage.

Arcanobacterium
27-04-2012, 17:45
Beaucoup d'interne encours de cursus, qu'ils soient débutant ou très proche d'être diplômés, sont inquiets pour leur avenir, c'est hélas une réalité :(.

Oui l'âge d'or de la biologie (si tenté qu'il y en ai eu un...:rolleyes:) c'est fini, fini le labo à 50 dossiers/jour, avec des revenus plus que décents. Nos aînés ont su largement tirer profit du tournant de la financiarisation dès le début des années 90, certains se sont gavés comme Crassus (au figuré bien sûr!), d'autres ont rognés sur toutes les dépenses au mépris de règles élémentaires du GBEA (quand il existait) pour majorer leur bénéfice. Sans doute pas la majorité, mais nous payons maintenant l'égoïsme d'une génération.

Il ne sert à rien de trop regretter le passé, il faut ce battre contre les dérives qui ne sont pas acceptables comme les contrats TNS, les labo centre de prélèvement-boîte aux lettres. Concernant les salaires, il y a un consensus entre jeunes sur le minimum acceptable en privé il me semble loin d'être indigent.
Zbexto par des master2 comme prérequis hospitalier : pour un poste d'AHU, ça me paraît évident, ou au moins couplé sur l'assistanat. Pour un poste d'assistant spé, ça n'est pas exigé, et beaucoup s'en sortent sans.
De toute façon, il faut admettre que dans certaines disciplines, le M2R devient quasi incontournable pour l'hospitalier, si on y est allergique, mieux vaut passer son chemin!;)

Pour ma part pusique les témoignage sont les bienvenus;) : j'ai bientôt terminé l'internat avec une vraie spécialisation (DU, stage clinique...) et M2R l'année universitaire à venir et je n'ai aucune promesse ferme de poste d'assistant. Pourtant je pense que sous réserve de mobilité, je ne devrais pas avoir trop de mal à trouver. :)

Koala_Maléfique
23-05-2012, 10:04
Je suis actuellement en D3, et je souhaite faire de la bio pour me spécialiser et faire de la recherche (en plus de la BM pure et dure bien sûr) par la suite.

Cependant je commence un peu à m'inquiéter : que ce soit dans mon CHU ou ailleurs, il semblerait que pas mal de PU PH cherchent à recruter des scientifiques (déjà thésés en sciences donc) pour leur offrir gracieusement une passerelle en pharma ou en médecine, afin que ceux ci puissent interpréter des résultats d'analyses médicales...

La question que je me pose, donc, est : concrètement, si je fais bio et que je choisis un N2 spécialisé, est-ce que je ne risque pas de me retrouver au chômage pour cause de postes squattés par les scientifiques ? :(

Cobalt
24-05-2012, 23:26
Nous sommes long d'avoir abandonné le combat. La situation que tu décris persiste malheureusement. Comme exemple, dans le CHU ou je travail, le dernier MCU-PH de biochimie, n'a pas le droit de valider la routine, il se contente de rendre des résultats d'examens hyper spécialisé, sur prescrit par que sur-spécialistes locaux. Il a été promu parce qu'il maitriser techniquement cette examen mais il n'a aucune connaissance médicale puisqu'il s'agit d'un scientifique et certains biologistes (proche de la retraite et très dans la ligne "je veux rester peinard pour la fin de ma carrières" trouver cela normal tout à fait normal). Un autre MCU est médecin, mais n'a pas le DES de biologie médicale (ni aucune spécialisation), et n'a jamais fait que de la recherche.
L'ordonnance du 10 janvier 2010 restreint normalement l'exercice de la biologie aux seuls détenteurs du DES (pour les nouveaux diplômes, une "clause grand-père" protège tout ceux déjà en postes) mais prévoit également une possibilité de qualification ordinale). Quelques modifications doivent être apporter lors de sa ratification par le Parlement, notamment une dérogation pour le recrutement en CHU. Le consensus actuel (terme utilisé par notre très cher ex-ministre:D XB) prévoit une commission national de bio médicale pour toute qualification, mais il n'est pas préciser son pouvoir (en gros avis consultatif pour l'instant). Le changement d’exécutif et très probablement d'Assemblée devrait permettre une renégociation (notamment sur la zone grise des AHU). Donc non tu ne risque pas le chômage et je dirai même que les connaissances et le savoir-faire d'un biologiste associé ou non à un cursus scientifique peuvent ouvrir des perspectives très variées (inaccessible à un docteur en science, qui au mieux peut mettre en avant la maîtrise d'une technique de pointe (sa connaissance parfaite de la régulation de la balance transcriptionnelle Bcl-6/Prdm-1 dans le Lymphocyte B du centre germinatif tout le monde s'en fout). Nous nous maitrisons de très nombreuses technique métrologique et analytique ainsi que la physiologie, physiopathologie, sémiologie qui nous permettent d'intervenir dans la prise en charge des patients ou le développement d'examens nouveaux et de thérapeutique innovantes.

MoGreene_BJ
29-08-2012, 18:23
Hello,
Rien de neuf sur l'accréditation, la détention des capitaux, etc... Le changement de gouvernement a t il modifié quelquechose ?

Cobalt
24-03-2013, 11:57
UP!

Le sujet redeviens très chaud avec la très prochaine discussion à l'AN de la proposition de loi sur la réforme de la biologie médicale (pour rappelle, réforme qui à commencée par la commission puis le rapport Ballereau de 2008).

Cette fois la loi devrai être voté (contrairement aux précédentes)
Pour mémoire il s'agit de ratifier l'ordonnance du 13 janvier 2010 et d'y apporter quelques ajustements.

Les points de désaccords entre les représentants des biologistes portent sur la détention du capital des labos par des financiers et sur la nomination des hospitalo-universitaires (article 6).
Le ministère sous la pression des doyens des facs de médecine et des PU-PH veut de nouveau permettre la nomination de non-DES de biologie médicale sur des postes HU du laboratoire. Cela a un impact sur la prise en charge des patients avec une baisse de la qualité et de la pertinence des examens rendus et ça introduit également une rupture d'égalité pour l'accès au post-internat, ou seul l'aspect recherche est pris en compte et donc les postes données prioritairement à des pharmaciens avec cursus recherche qui ont réalisé une thèse de sciences pendant leur internat (ces confrères étaient en général non classé en rang utile au concours de l'internat en pharmacie).

Le pire étant peut-être l'argument de la formation, les internes de biologie n'ayant pas d'après les doyens une formation susceptible de leur permettre de postuler a un poste HU au sein d'un laboratoire de CHU.:insulte:
La formation des internes en biologie est parfois inégale, mais l'une des causes est justement la présence de ces HU non biologistes qui sont incapables de former correctement les internes tant sur le plan pratique que théorique, puisqu'ils n'ont eux-mêmes jamais reçus cette formation.

En fonction du contenu finale de cette loi, la biologie médicale pourrait devenir une spé à fuir au vu de l'absence de débouché professionnel en rapport avec notre niveau de formation.

Koala_Maléfique
24-03-2013, 15:04
Les internes de bio pas qualifiés pour obtenir un poste de HU dans le labo...

Au secours... et bien j'espère que la loi sera votée avant septembre, parce que je n'ai pas envie de me retrouver par la suite sans possibilité de faire la recherche...



C'est juste atterant tout ça.

Kezaar
24-03-2013, 16:47
Il ne faut pas non plus tout déformer: bien sûr qu'on est qualifiés pour obtenir des postes HU (80% des AHU en biologie médiale ont le DES de biologie médicale). Mais je reconnais tout à fait que 20% qui n'ont pas de DES de biologie médicale, c'est trop.

Le problème est que ce n'est pas vraiment normal d'être mis en concurrence avec des internes de pharmacie qui ont un cursus spécialisé en recherche (IPR). Grâce à ce cursus, ils vont pouvoir réaliser M2 et thèse de sciences pendant leur internat. Ca leur fait gagner 5 ans par rapport à un interne de biologie médicale provenant de médecine (1 an de plus en médecine, 1 an pour faire un M2, 3 ans pour une thèse de sciences).

C'est donc difficile d'avoir le même nombre de publications. Il est possible de publier pendant les stages à l'hôpital, mais ça ne sera pas des publications qui ont nécessité 3 ans de manips à temps plein comme dans le cas d'une thèse de sciences.

Cobalt
24-03-2013, 17:08
Et encore, tu n'as pas vu l'argumentaire utilisé par ces "brillants messieurs" dans les courriers qu'ils adressent aux parlementaires.

Quelques extraits d'un courrier adressé aux sénateurs par les présidents de sous-sections du CNU

"Le DES a vocation à former des biologistes généralistes avec des stages dans chacune de ces sur-spécialités qui sont habituellement de 6 mois à un an au plus" pour eux, tout est dit (ne pas oublier que ce sont des PU-PH de spé med)

"La possibilité de recruter, à côté de collaborateurs titulaires du DES de biologie médicale, d'autres collaborateurs ayant une double compétence et un double parcours, avec un DES clinique suivi d'une formation de 3 ans en laboratoire de biologie médical de la sur-spécialité considérée, est une condition indispensable pour préserver, mais aussi développer la qualité et la valence médicale du DES, ainsi que pour préserver la qualité des soins dans nos CHU"
Donc d'après eux, les médecins biologistes ne sont pas de vraiment médecins (pusiqu'ils font la même chose que de simples pharmaciens)
Je passe sur l'absurdité du cursus présenté, puisqu'il ne mentionne pas le cursus scientifique (thèse de science) nécessaire pour être HU. Enfin si, pourquoi 3 ans de labo? :euh:Ce ne serait pas le temps nécessaire pour faire une thèse de sciences dans une équipe de recherche adossé à un labo de CHU. Après tout une PCR reste une PCR et un brillant clinicien ne va pas s’arrêter à des choses aussi triviales qu'une formule sanguine ou un examen cyto-bactériologique du LCS.

Le pire est que je noircie a peine le tableau.

balder
24-03-2013, 20:42
C'est à peine noirci et tu es bien placé pour dire que les derniers cliniciens embauchés aux Labo a Rennes sont soit au mieux inutiles car ne font que de la recherche (donc bloquent des postes pour des vrais biomed), soit au pire dangereux car exercent sans en avoir vraiment la compétence...( et ce sont eux qui sont censés nous former...)
Si ça passe en l'état, ce sera une catastrophe car ça fera perdurer ces embauches anarchiques avec des postes de chefs de services uniquement pour ces cliniciens au détriment des biomed...

Cobalt
24-03-2013, 22:46
Il ne faut pas non plus tout déformer: bien sûr qu'on est qualifiés pour obtenir des postes HU (80% des AHU en biologie médiale ont le DES de biologie médicale). Mais je reconnais tout à fait que 20% qui n'ont pas de DES de biologie médicale, c'est trop.

J'ai dit exactement l'inverse, à savoir que l'on est bien les seuls qualifiés pour faire de la biologie médicale universitaire. Et quand c'est au détriment du renouvellement de ton poste que l'on embauche quelqu'un sans DES de biomed, tu reconsidèreras la question avec un peu plus d'émotions.


Le problème est que ce n'est pas vraiment normal d'être mis en concurrence avec des internes de pharmacie qui ont un cursus spécialisé en recherche (IPR). Grâce à ce cursus, ils vont pouvoir réaliser M2 et thèse de sciences pendant leur internat. Ca leur fait gagner 5 ans par rapport à un interne de biologie médicale provenant de médecine (1 an de plus en médecine, 1 an pour faire un M2, 3 ans pour une thèse de sciences).

Le "1 an de médecine" est aussi valable pour tes collègues pharmaciens biologistes et je ne pense pas que se soit un avantage vu justement comment nous sommes traité par certains PU-PH cliniciens chef de service en labo.

Kezaar, je te trouve bien virulent envers les pharmaciens non DES pour quelqu'un qui pense que des DES cliniques peuvent apporter au labo.

Koala_Maléfique
24-03-2013, 22:50
Petit HS : A quoi correspond le 1 an de médecine ?

Les pharmaciens biologistes ont une année de formation de plus que les médecins biologistes ?

Arcanobacterium
24-03-2013, 23:28
Non, les internes de pharmacie ont une année de moins en fac, d'où cette année en plus dans le calcul. Une année d'externat à remplir des pancartes, faxer des bons d'examens, prendre des RDV, bref, ils n'ont pas une expérience aussi poussée que leurs collègues médecins dans l'apprentissage du larbinage.

balder
24-03-2013, 23:35
C'est pas faux! On rattrape cette année pendant l'internat...
Concernant les IPR et les cliniciens, on va pas rentrer dans le débat de qui a la plus longue! En biomed, ils en ont tous les 2 une minuscule!!! Et ils n'ont rien a apporter dans cette discipline!

Cobalt
25-03-2013, 00:15
Pour moi, il n'y a que des biologistes médicaux. La connaissance du cursus (médecine ou pharma) des mes internes ne me sert qu'a cibler au mieux mon enseignement.

Kezaar
25-03-2013, 08:06
Kezaar, je te trouve bien virulent envers les pharmaciens non DES pour quelqu'un qui pense que des DES cliniques peuvent apporter au labo.

Je pense qu'on ne s'est pas bien compris.

Je trouve anormal que 20% des AHU n'aient pas le DES de biologie médicale, contrairement à la législation en vigueur. Qu'ils soient cliniciens, scientifiques ou pharmaciens non bio c'est pareil. Si c'était exceptionnel (1-2%), ça ne me dérangerait pas tant que ça. Je précisais seulement que 80% des AHU viennent de biologie médicale (médecin ou pharmacien) pour ne pas trop noircir le tableau sur un forum majoritairement composé d'étudiants dont certains voudraient peut-être faire de la biologie.

Je ne pense pas non plus que les biologistes médecins sont meilleurs que les biologistes pharmaciens. Je prenais simplement en exemple mon cas, pour expliquer qu'il y a une différence de 5 années avec un interne IPR au niveau de la recherche qui est difficilement rattrapable. On ne devrait pas être mis en compétition sur les mêmes postes, ce sont des filières différentes. Je comprends bien qu'il y a des problèmes de financements en recherche, mais ce n'est pas une solution d'utiliser des postes hospitaliers pour faire de la recherche pure.

Arcanobacterium
03-04-2013, 11:58
Ce jour début du mouvement de grève nationale des internes et jeunes biologistes médicaux, mécontents du texte de la PPL (proposition de loi) réformant la Biologie Médicale.
Il s'agit d'une grève illimitée des gardes et des astreintes, avec une journée de mobilisation nationale prévue à Paris le lundi 8 avril.

Pour mémoire, les principales revendications portent :
_ sur la lutte contre la finaciarisation de la bioloie libérale (déjà bien avancée) dont la conséquence est la concentration en plateaux techniques et la disparition des labos de proximité, de plus en plus de sites ne réalisant quasi plus aucun examen sur place. Le risque en terme de Santé publique est d'accentuer la difficultée d'accès aux soins en zone rurale.
_ refus des nominations de complaisance en CHU dévalorisant le DES. Pas questions d'exclure les profils atypiques, les voies d'accès existent déjà ; le problème est l'absence de réciprocité, qui là encore tend à dévaloriser notre discipline. Surtout, l'accès des postes hospitalo-universitaires aux scientifiques restent l'objectif de certains mandarins. Merci pour nos patients!
_ refus dérogations accordées aux EFS pour des motifs financiers (combler le déficit de cet établissement public), qui risque d'ouvrir un contentieux sur le plan du droit communautaire. La CJUE a déjà tranché une fois sur le sujet reconnaissant à la France le droit de réglementer notre professions et discipline au nom de la Santé publique, mais passer sous le régime de la directive service serait dramatique (pour les professionnels et les patients)
_ maintient de l'interdiction des ristournes, facturation des actes par le professionnel qui les réalisent : encore une fois, nous ne pratiquons pas un commerce (toujours risque de contentieux communautaire).
_ dispositions dérogatoires à l'accréditation à 100% pour les labos nouvellement créés (sinon impossibilité d'installation!).

L'ISNIH a publié un communiqué de soutient à la FNSIP (Fédération Nationale de Syndicat d'Internes en Pharmacie) et au SJBM (Syndicat des Jeunes Biologistes Médicaux). Merci du soutient des autres disciplines et de votre compréhension.

Cobalt
01-06-2013, 08:22
La loi de réforme de la biologie médicale a été promulgué au JO du 30 mai.

Par rapport à l'ordonnance de 2010, on note le retour des dérogations pour les nominations de HU non DES de biomed.
Sur ce point, voici les promesses des doyens et présidents de sous section du CNU.
17011

ça vous fera toujours un souvenir quand vous passerez vos journées à valider des TCA dans la creuse...

Koala_Maléfique
03-06-2013, 16:45
Notons qu'ils parlent de "recrutement d’enseignants chercheurs hospitalo-universitaires médecins et pharmaciens non titulaires du DES de biologie médicale", mais pas un mot sur le recrutement de chercheurs non pharmaciens et non médecins...

Cobalt
03-06-2013, 20:41
J'apporte quelques précisions pour les nominations HU :
- pour les scientifiques c'est la fin de la récré, il faut être médecin ou pharmacien pour pouvoir être nommé MCU-PH. (certains actuellement AHU essaieront de faire jouer la non rétro-activité de la loi)
- reste la question des IPR (interne de pharmacie "recherche"), pour certains, l'interprétation du "non qualifié en biologie médicale" sous-entend qu'ils sont qualifiés pour une autre discipline, ce qui n'est pas le cas des IPR, qui est un DES non qualifiant (leur qualification provenant de leur Doctorat d'université).
- pour les cliniciens-chercheurs en mal de poste HU, c'est le statu quo, pour l'instant cela reste très peu par rapport aux scientifiques et pharma recherche, mais la suite logique du post-internat c'est la crise des postes HU et pour eux l'espace a été bien dégagé.

La violence (le terme a été utilisé par le co-président de la FNSIP) avec laquelle les doyens et PU-PH ont lutté pour cet article montre bien qu'ils comptent l'utiliser.:larme:

Arcanobacterium
13-06-2013, 12:17
Cette lettre reflète aussi les divergences (voire les conflits sous-jacents, ayons un peu d'espoir) entre les différents membres des la Conférence des Doyens et les sous-sections biologiques et mixtes du CNU. On sent que certaines phrases ont été pesées pour faire plaisir aux (rares) défenseurs des vrais futurs biologistes médicaux (il y en a!). On sait aussi que le lobby des Doyens est extremmement fort, très attaché à ce mode de recrutement. Par essence, ils ont du mal à voir l'intérêt de biologistes médicaux par rapport à des non biologistes pour l'enseignement des disciplines fondamentales. La formation du 3° cycle ça ne les intéressent pas, alors que c'est le véritable enjeu pour l'ensemble des internes et futurs internes (et oui, l'enjeu n'est pas uniquement la carrière de quelques ambitieux qui se rêvent MCU-PH ou PU-PH), ceux qui ont trainé leur blouses dans des labos hospitaliers "tenus" par des non biologistes médicaux peuvent en témoigner.
Et le lobby des Doyens dans cette histoire a bénéficié d'une efficace tête de pont au sein du cabinet ministériel .... (http://www.social-sante.gouv.fr/le-ministere,149/les-ministres,656/marisol-touraine,1930/cabinet-de-marisol-touraine,14747.html)

Pour l'avoir vécu certains doyens ont encore des conceptions très vieilles écoles quand il s'agit de recruter un AHU en discipline biologique. Je sais très bien qu'être médecin m'a largement avantagé pour être choisi par la fac (le doyen en fait). Et pourtant je trouve cette dichotomie dépassée et délétère , j'avais même candidaté sur un poste faculté de pharmacie!

L'avenir ne c'est donc pas complètement éclairci, loin de là, mais la génération qui a vécu le long processus de la réforme pendant sa formation et pour beaucoup 2 mouvements de grève en est ressortie plus forte et plus déterminée.
On espère maintenant que celà va porter ces fruits pour la promo ECN 2013 avec une "inversion de la courbe" des rangs limites en Bio med. :wink:

Koala_Maléfique
23-06-2013, 13:30
Si cette inversion pouvait attendre l'année prochaine, moi ça m'arrangerait bien ^^

thomasd4
12-07-2013, 12:18
Bonjour, je souhaiterais un peu relancer la discussion..
Je pense au choix de la bio méd en septembre mais je m'interroge beaucoup quant à cette opportunité et notamment sur l'avenir de cette spé? Même si j'ai l'impression que cette question se pose pour pas mal de spé en ce moment... (médecine nucléaire, la chir en libéral, la médecine G et les déserts médicaux...), pas mal de choses sont en train de bouger...
Du coup, petite question aux internes, est ce qu'actuellement le choix de la bio vous parait toujours aussi bon? Ou l'avenir reste incertain?

Petite question subsidiaire, je trouve très peu d'info sur les débouchés, que ce soit après bio ou autre, dans l'industrie, notamment pharmaceutique, en tant que médecin.. Est ce que vous savez si ça existe en tant que médecin biologiste?

Arcanobacterium
12-07-2013, 15:15
Pour répondre à Koala, la répart des postes a été publiée en début de semaine, ainsi que le prévisionnel jusqu'en 2018. 93 postes sont proposés au niveau national, ce qui correspond au rééquilibrage voulu au ministère, suite aux recommandations du rapport Ballereau.

Pour faire simple, jusqu'à la fin des années 2000, on compte globalement 2/3 de pharmaciens biologistes pour un tiers de médecins biologistes, avec un rapport du même ordre pour les promo d'internes. L'Ordonnance de janvier 2010 (ratifiée par la Loi au printemps) entérine la "médicalisation de la profession" préconisée par le rapport Ballereau. Sous ce dangereux pléonasme, il s'agissait de rappeler, non d'introduire, la pertinence et l'implication médicale de la discipline. De ce fait, tout les biologistes médicaux doivent être considérés comme des spécialistes médicaux à part entière, qu'il soit médecins ou pharmaciens, avec une nuance dans les possibilités de consultations bio-cliniques et les privilèges afférents au doctorat d'Etat de médecine ou pharmacie (prescription privée vs délivrance liste II par ex).

Mais des esprits brillants ont considéré qu'il était nécessaire de renforcer la présence des médecins dans la discipline pour affirmer cette médicalisation. Quitte à ce qu'il s'agisse de médecins plus intéréssés par le bio-clinique que par la vraie biologie. Sans doute les mêmes esprits qui trouvent toujours le moyen de dénigrer les pharmaciens biologistes!:rolleyes2:

Donc on observe une augmentation de plus de 35% en 4 ans, une soixantaine de postes jusqu'en 2009 (sans parler de ma promo, 2008, 42 postes avant les droits aux remords) et bientôt plus de 100 dès 2014!! D'où la chute, assez dramatique des rangs limites. Au delà du prestige inhérent de la discipline, le risque de déclassement, sans vouloir être méchant avec les disciplines disponibles jusqu'en bas de tableau, c'est de devenir une spé refuge pour repassage de l'ECN ou pour "éviter" la médecine générale.
Or il me semble que notre discipline doit rester un choix véritable pour être épanouïssante pour nos jeunes collègues médecins. Et le problème d'une distorsion médecins/pharmaciens va se poser de plus en plus, puisque cette augmentation du nombre de poste est corrélée à une baisse des postes disponibles à l'internat de pharmacie, où la biologie médicale reste la discipline reine accessible uniquement avec un très bon classement (en gros comme les spé med pour nous).

Donc à titre individuel, celà peut rendre accessible la discipline à des étudiants réfractaires avec la pratique clinique/thérapeutique pure, clairement peu avantagés dans l'ECN actuel à dossiers cliniques. Mais globalement il n'est pas souhaitable que tous les rangs limites se situe dans le dernier quart du classement.

Et pour répondre brièvement à Thomas : on se bat tous depuis presque 6 ans pour la pérennité de la biologie médicale. Avec la nouvelle Loi qui a ratifiée et aménagée l'Ordonnance, on peut se dire que la discipline est sauvée, au sens où son pronostic vital n'est plus engagée. Mais à long terme, le pronostic reste incertain. Celà dit les réorganisations, les fusions et fermetures ont sans doute déjà atteint leur apogée. Clairement le mode d'exercice à l'ancienne a vécu, mais c'est aussi vrai par ailleurs, comme en méd G! Mais il reste beaucoup d'opportunités et le potentiel de notre discipline est énorme, puisqu'en lien direct avec l'innovation et la recherche.
Il suffit de faire un tour sur les sites de la FNSIP ou du SJBM et de regarder les annonces d'offres d'emploi pour se dire qu'il y aura du boulot.

Concernant l'industrie pharmaceutique, la bio med n'est sans doute pas la meilleure voie : à part en R&D dans une division diagnostic d'un grand groupe (genre Roche ou Siemens), c'est pas évident, et dans ce cas la Thèse d'Université est quasi indispensable.

Si tu as d'autres questions (notamment concernant la microbio:cool:) MP!

thomasd4
14-07-2013, 12:58
Merci beaucoup pour ta réponse!
C'est vrai que pour ma part, la pratique clinique/thérapeutique ne m'a jamais vraiment botté ces 6 dernières années..
Je n'hésiterais pas si j'ai des questions. Merci

glutamate
18-07-2013, 22:52
un article du Monde très évocateur de l'avenir de la biologie médicale... A méditer....




La Cour des comptes juge les analyses médicales trop chères

LE MONDE | 18.07.2013 à 10h52 • Mis à jour le 18.07.2013 à 17h11
aA Facebook Twitter Google + Linkedin
http://s1.lemde.fr/image/2010/07/09/310x155/1385573_3_4577_la-cour-des-comptes-veut-baisser-de-7-5-la_b3a7517fa68931f7a1f5414abe295e5d.jpgLa Cour des comptes veut baisser de 7,5 % la tarification des actes de biologie. | AFP/FRANK PERRYPour la santé, rien de tel qu'une bonne douche froide ! Les biologistes ont beau le savoir, ils risquent de trouver glaçant le rapport, encore confidentiel, que vient de leur consacrer la Cour des comptes. Celle-ci préconise de baisser de façon drastique les tarifs des laboratoires d'analyse médicale, et de mieux encadrer leur volume d'activité. Tout ce qu'ils voulaient éviter...
Le rapport, réalisé à la demande de la Commission des affaires sociales du Sénat, a été présenté aux sénateurs jeudi 18 juillet. Message clé : la politique de maîtrise des dépenses de biologie médicale doit être "considérablement amplifiée".
Pour y parvenir, la Cour suggère de baisser de 7,5 % d'un coup la tarification des actes de biologie. Cela réduirait de 316 millions d'euros le chiffre d'affaires des laboratoires. Compte tenu de la part qui estremboursée, la Sécurité sociale pourrait économiser "de l'ordre de 220 millions d'euros" par an.
Pareil projet fait bondir François Blanchecotte, le président du Syndicat des biologistes, une des trois organisations professionnelles du secteur. Baisser autant les tarifs serait "irresponsable" et "dangereux pour l'équilibre économique des laboratoires de biologie médicale", affirme-t-il.
Ces derniers mois, les biologistes espéraient au contraire mettre fin aux baisses de prix régulièrement imposées par les pouvoirs publics depuis près de sept ans. A la place, ils voulaient signer des accords sur plusieurs années avec l'assurance-maladie, de manière à obtenir une certaine visibilité.
Un premier protocole a été négocié pour la période 2013-2015. Les laboratoires s'y engageaient à réaliser 240 millions d'euros d'économies. Le gouvernement, pas convaincu, a bloqué le projet en février.
Un nouvel accord a alors été mis en chantier, visant à stabiliser à 3,7 milliards d'euros par an le montant des remboursements à la charge de l'assurance-maladie. Les trois syndicats concernés voulaient croire que, cette fois-ci, les pouvoirs publics consentiraient à bénir le projet, ficelé fin juin.
C'est peu dire que le rapport de la Cour des comptes ne leur facilite pas la tâche. Aux yeux des experts de la rue Cambon, il faut au contraire dénoncer la convention actuelle entre les caisses d'assurance-maladie et les laboratoires privés, et accentuer les baisses de prix.
Depuis 2006, celles-ci ont certes "freiné la dynamique de croissance" du secteur, admet la Cour. L'an dernier, les honoraires des laboratoires d'analyse médicale ont même reculé de 1,6 %. Du jamais-vu.
UN BOND DE 60 % EN 10 ANS
Pour autant, les dépenses ne sont pas complètement sous contrôle, juge la Cour. Elles "restent, en effet, soutenues par l'accroissement du nombre d'actes", tels que la numération de la formule sanguine ou le dosage de la vitamine D. En dix ans, le nombre d'analyses a bondi de 60 %, "alors que l'indice de volume de l'ensemble des soins de ville n'a progressé que de 35 %".
En conséquence, la Cour juge indispensable de baisser encore les tarifs, mais aussi de mieux maîtriser le nombre d'analyses. Y compris dans les hôpitaux, qui ont tendance à refaire certains examens déjà effectués en ville. A l'hôpital, "une réduction (http://mobile.lemonde.fr/economie/article/2013/07/18/la-cour-des-comptes-juge-les-analyses-medicales-trop-cheres_3449350_3234.html#) de 10 % à 15 % du nombre d'actes permettrait une économie de 200 à 300 millions d'euros", estime la Cour des comptes.
Pour les patrons de laboratoires, tout n'est pas à jeter dans ce rapport. Mais ils jugent la profession trop fragilisée pour supporter un traitement de choc.
La baisse continue des tarifs n'est pas seule en cause. Selon une loi du 30 mai, les laboratoires ne pourront plus fonctionner à compter de novembre 2016 sans être accrédités. Ce qui va les contraindre à des investissements importants, et risque d'accélérer la concentration. Le nombre de laboratoires est déjà passé en peu de temps de 3 800 à environ 1 500, dont quelques grands groupes comme Biomnis ou Labco.
"Nous sommes en restructuration, et près de 8 000 emplois sont menacés dans le secteur", assure M. Blanchecotte. Pour lui, le plan de la Cour pourrait provoquer "la mort de laboratoires de proximité". Un peu comme ce qui se passe avec les stations-service.
La Cour des comptes voit les choses autrement. Pour elle, "la réorganisation des laboratoires et les progrès technologiques permettent de dégager des marges de productivité". Pas de raison que les professionnels gardent ces gains pour eux, alors que le déficit de la Sécurité sociale pourrait atteindre 14,3 milliards d'euros cette année.

Denis Cosnard

Arcanobacterium
22-07-2013, 12:23
C'est affligeant de voir de si brillants esprits passer à côté de la seule vraie problématique qui concerne l'avenir du système de financement des soins en France. L'accroissement des soins est inéluctable, par le vieillissement de la population et par auto-entrainement des progrès médicaux. La seule vraie question que nos responsables doivent poser aux français, c'est sont-ils prêts à y mettre le prix ? Parler d'un montant d'économie pas ridicule, mais presque (1 malheureux milliard sur 5 ans....), sans se préoccuper d'efficience des soins, c'est décevant ; la Santé publique est absente dans cette synthèse, de même la prévention (des carences en vitamine D, qu'on commence tout juste à rechercher et complémenter, mais passons).

Dernier point : les "marges de productivité". Outre la côté maladroit de cette formule, qu'on croirait sorti d'une brochure Novescia ou de la bouche de Cerise de Groupama qui va proposer d'en faire bénéficier ses adhérents dans son réseau de soins, après avoir laisser faire et acter la financiarisation, va-t-on aussi faire contribuer Labco and Co. ? Et les fonds d'actionnaires et de retraités qui viennent et prennent leur gain dès que possible ?

ifouifoui
23-07-2013, 12:41
Bonjour,

J’ai lu le rapport de la cour des comptes. Il est en effet malheureusement purement financier mais d’un point de vue financier il se tient. La biologie médicale devient de plus en plus prépondérante dans le diagnostic, suivi etc…donc il est nécessaire de mieux encadrer ses dépenses. Dans le contexte actuel, pour faire des économies le gouvernement regarde les postes à gros volumes et grosses dépenses, là où le levier est important. J’ai travaillé dans l’industrie pharmaceutique un moment donné et pour tout ce qui est remboursement de médocs, le gouvernement tape sur les blockbusters et pas sur les médocs orphelins car même si les médocs orphelins sont hors de prix (prix totalement injustifié), les médocs orphelins ne représentent qu’une goutte d’eau parmi la totalité des médocs. Une économie sur les médocs orphelins ne serait pas significative à l’échelle du gouvernement.

En novembre je vais être interne en bio médicale, je suis donc très mécontent de la réforme de la bio médicale car je pense que la bio médicale est un peu le bouc émissaire de la politique des économies de santé. Je pense tout cela très injuste car il y a d’autres postes de santé qui représentent des gros volumes de dépenses. D’où ma question (dûe à ma méconnaissance du sujet), est ce que seule la bio médicale est significativement touchée par la politique globale des réductions des dépenses de santé ou alors d’autres disciplines sont aussi touchées ?

Enfin en lisant le rapport je suis inquiet sur 2 points :


Que va-t-il se passer en juillet 2014 ? J’ai tout comme l’impression qu’une renégociation en défaveur de la biomédicale va avoir lieu. Quelqu’un peut-il m’en dire plus car comme dirait l’autre j’aime pas trop beaucoup ça ?
Le rapport montre qu’il va y avoir beaucoup de départ à la retraite entre 2005 et 2030….mais en même temps le rapport suggère entre les lignes que les regroupements vont nécessiter moins de biologistes…donc le message subliminal que je comprends est « les regroupements sont une solution à tous les départs de biologistes que nous n’aurons pas besoin de remplacer ». Cela m’inquiète fortement car cela ne tend il pas vers une difficulté plus grande pour trouver du boulot pour les jeunes biologistes ?


Merci pour vos avis

Aquilae
24-07-2013, 01:10
est ce que seule la bio médicale est significativement touchée par la politique globale des réductions des dépenses de santé ou alors d’autres disciplines sont aussi touchées ?

Tu as la radiologie qui va probablement subir des baisses de tarifications sur leurs actes, le pire c'est que si j'ai bien compris les dernières négociations syndicats médicaux - sécu, ce sont les syndicats médicaux qui acceptent/proposent de baisser les revenus des biologistes pour hypothétiquement augmenter ceux d'autres spécialités

ifouifoui
26-07-2013, 11:10
Merci Aquilae pour ta réponse. en effet, si ce que tu dis est avéré...et bien c'est triste !

Par ailleurs en me documentant un peu il semble que la biologie médicale ne représente que 2-3% des dépenses de santé (source site web: syndicat des biologistes ou sjbm je ne sais plus). Evidemment le rapport de la cour des comptes ne dit pas ça mais dit que la biologie est impliqué dans 60-70% des diagnostics.... la cour des comptes justifie donc de "maitriser" économiquement la biologie médicale par ce chiffre "impressionnant de 60-70%", mais en fait d'un point de vue purement comptable il faudrait faire des économies sur les secteurs qui représentent beaucoup plus en pourcentage de dépenses afin que cela soit significatif. cela me semble plus logique....enfin j'imagine que cela a été essayé et que cela n'a pas marché....

Arcanobacterium
06-09-2013, 19:24
Pour ceux qui s'intéresse à l'avenir de la discipline, 2013 semblait plutôt bien partie avec la conclusion législative de la réforme en mai. On pouvait espérer qu'après 3 années de chutes des rangs limites, celà permettrait qu'à nouveau des étudiants envisagent positivement de choisir cette discipline comme spé.

Malheureusement la première semaine de l'amphi de garnison virtuel s'achève et si j'en crois les tableaux dispo sur CELINE, nous en sommes à l'étudiant classé 2615° et seulement deux postes ont été affectés!!:eek2:

Cette année le rang d'entrée chute dramatiquement : 1881 (à Lyon) contre 901 (en IdF) l'année dernière. >De toute évidence les atermoiements gouvernementaux et les débats parlementaires mensongers (malgré la défense des députés Vigier, Cohen et Vialatte et de la présidente Lemorton) n'ont pas aidés à rassurer sur l'avenir, en tout cas pas dans l'immédiat.

Il faut aussi noter l'échec du rééquilibrage aux profits des médecins de formation dans la répartitions des nouveaux internes : cette politique entamée depuis maintenant 4 ans (après la promo restrictive de 2008, 42 médecins biologistes) semblent avoir déjà du plomb dans l'aile. En effet il s'agissait, dans l'esprit de la "médicalisation" souhaitée par la réforme dite "Ballereau" d'aller vers un équilibre 50-50 entre médecins et pharmaciens pour les biologistes médicaux :en réduisant le nombre de postes proposés aux lauréats de l'Internat de Pharmacie, où la Bio med reste choisie en priorité et doubler en 5 ans le nombre de postes offerts aux étudiants classés par l'ECN. L'augmentation du NC médecine ne justifie en rien ce nombre de postes affolants (97 cette année) dans une discipline dont l'attrait reste par essence confidentiel.

Bref, cette année le record du rang limite risque encore d'être battu...:frown: Seule consolation, sur la simulation finale il ne resterait pas de postes libres.

Koala_Maléfique
06-09-2013, 21:32
C'est vrai que je me demande, parmi tous les postes choisis en bio med, combien il y aura de "passionnés", et combien de gens qui auront choisi par défaut, qui vont se faire chier en bio parce que c'est pas leur truc, et qui au final feront un droit au remord...

alex0205
07-09-2013, 18:23
C'est vrai que je me demande, parmi tous les postes choisis en bio med, combien il y aura de "passionnés", et combien de gens qui auront choisi par défaut, qui vont se faire chier en bio parce que c'est pas leur truc, et qui au final feront un droit au remord...

Bonjour,
Actuellement interne en biologie médicale en 4ème semestre, j’ai décidé après 2 ans de faire valoir mon droit au remord.
Concernant le travail en lui même pour commencer : je pensais qu’intellectuellement cette spécialité serait passionnante, à peine survolée durant l’externat, et donc par conséquent plein de nouvelles choses à apprendre, une part importante liée à des activités de recherche, une discipline en plein essor etc… La réalité est tout autre…
Durant certains stages d’internat la place de l’interne est quasi insignifiante. Une impression de régresser complètement. Je pensais que ça s’arrangerait par la suite mais ce n’st pas le cas. Honnêtement on s’emm… Le pire c’est quand on se retrouve dans un stage ou on est obligé de pointer de 8h à 19h avec 30 minutes de pause, on rentre le soir avec l’impression d’avoir perdu une journée, je me suis demandé dans 15 ans quelle sensation aurais-je le soir en rentrant du boulot ; la j’ai vraiment remis en cause la carriere de biologiste, hospitalier, et je suis allé voir dans le privé, globalement la réponse est : « 10 ans d’étude pour faire des prises de sang dans un boxe de 3m2 c’est pas une vie ». Les grands groupes ont racheté tous les petits labos, et les bio en ville font les prises de sang et payent leur abonnement chez fedex.

Il n’est plus nécessaire de rappeler que l’âge d’or de la biologie générale est définitivement révolu. En ce qui concerne la bio spécialisée, ce qui était mon souhait : Les places dans le privé sont tres cheres et souvent tres loin, et dans le public on vous dit pratiquement partout que le nombre de place est limité, master obligatoire évidemment, donc un petit internat de 5 ans au final ! Pour au final si on y arrive être souvent obliger d’accepter un poste loin de là où vous vous êtes formé.
Bref si vous voulez plus de détails n’hésitez pas à m’envoyer un mp

Niluje
07-09-2013, 18:50
Et bien alex0205, tu me refroidi. J'suis moi même sur le point de partir en BioMed (à Nantes) avec la volonté de faire une carrière HU de bio spécialisé et même de la recherche. Alors je me demande: à quel point c'est accessible, réellement ?
J'ai pas envie de bosser encore comme un fou si c'est pour finir dans une impasse.

Cobalt
07-09-2013, 19:12
Tout n'est pas aussi noir

Concernant l'exercice privé, la biologie est en grosse difficulté, mais cela arrive en partie a cause des biologistes et si certaines internes sont recruter pour leur diplome et se retrouvent a faire du prélèvement c'est aussi parce qu'ils n'ont pas de savoir-faire et d'expérience spécialisé à proposer.
Pour l'exercice hosp, se n'est pas la seule spé ou l'on exige un M2 pour un poste de PH en CHU et de mon point de vu se n'est pas une exigeance disproportionnée.
Pour l'HU, il faut effectivement beaucoup bosser et faire une thèse d'université, (comme dans la plupart des autres spé), mais le problème est la concurrence déloyale des scientifiques purs (dans le passé) et d'autres spé qui prennent des postes HU au labo, souvent placés par les PU-PH de spé med.


Ensuite, la biologie est une discipline médico-technique, dans laquelle il faut aussi assurer et gérer le rendu de résultat et la partie médicale se fait d'un point de vue différent de la clinique (il y a quand même la possibilité de faire des consultations spécialisée).

Ce qui me choque le plus, c'est que les étudiants choisissent biologie sans être passé en stage au labo. La biologie ne convient pas à tout les étudiants, surtout que les études médicales françaises sont organisées pour former des "cliniciens".

Concernant le manque d'implication des internes, c'est un grand problème de notre spécialité, avec des différences dans chaque labo et cela retentit parfois sur la formation. On essaie de faire changer les choses, mais cela prend du temps.

Arcanobacterium
07-09-2013, 21:32
Bonjour,
Actuellement interne en biologie médicale en 4ème semestre, j’ai décidé après 2 ans de faire valoir mon droit au remord.
Concernant le travail en lui même pour commencer : je pensais qu’intellectuellement cette spécialité serait passionnante, à peine survolée durant l’externat, et donc par conséquent plein de nouvelles choses à apprendre, une part importante liée à des activités de recherche, une discipline en plein essor etc… La réalité est tout autre…
Durant certains stages d’internat la place de l’interne est quasi insignifiante. Une impression de régresser complètement.

Ok, on as compris tu as été fort déçu. Mais je relève quelques incohérence : mis à part qu'on a l'impression que tu as fait 4 semestres de bioch en niveau 1 (:tongue:), tu semblais attiré par le versant recherche, mais pas prêt à faire un master2. Et c'est aussi un passage quasi-obligé en onco-hémato clinique.
Pour que tu sois vraiment constructif, tu pourrais nous dire où tu as pratiqué ? Et si vraiment tout était si noir.

Quand à la réalité comme tu dis, elle est tout autre pour beaucoup d'internes! C'est honnête de reconnaitre ton erreur d'orientation et de tenter autre chose, mais vers quelle discipline s'est porté ton choix ?
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medicator
08-09-2013, 18:35
Bonjour,
Actuellement interne en biologie médicale en 4ème semestre, j’ai décidé après 2 ans de faire valoir mon droit au remord.
Concernant le travail en lui même pour commencer : je pensais qu’intellectuellement cette spécialité serait passionnante, à peine survolée durant l’externat, et donc par conséquent plein de nouvelles choses à apprendre, une part importante liée à des activités de recherche, une discipline en plein essor etc… La réalité est tout autre…
Durant certains stages d’internat la place de l’interne est quasi insignifiante. Une impression de régresser complètement. Je pensais que ça s’arrangerait par la suite mais ce n’st pas le cas. Honnêtement on s’emm… Le pire c’est quand on se retrouve dans un stage ou on est obligé de pointer de 8h à 19h avec 30 minutes de pause, on rentre le soir avec l’impression d’avoir perdu une journée, je me suis demandé dans 15 ans quelle sensation aurais-je le soir en rentrant du boulot ; la j’ai vraiment remis en cause la carriere de biologiste, hospitalier, et je suis allé voir dans le privé, globalement la réponse est : « 10 ans d’étude pour faire des prises de sang dans un boxe de 3m2 c’est pas une vie ». Les grands groupes ont racheté tous les petits labos, et les bio en ville font les prises de sang et payent leur abonnement chez fedex.

Il n’est plus nécessaire de rappeler que l’âge d’or de la biologie générale est définitivement révolu. En ce qui concerne la bio spécialisée, ce qui était mon souhait : Les places dans le privé sont tres cheres et souvent tres loin, et dans le public on vous dit pratiquement partout que le nombre de place est limité, master obligatoire évidemment, donc un petit internat de 5 ans au final ! Pour au final si on y arrive être souvent obliger d’accepter un poste loin de là où vous vous êtes formé.
Bref si vous voulez plus de détails n’hésitez pas à m’envoyer un mp


http://www.remede.org/internat/graphs/postes-rangs.php?s=bio
Je comprends mieux ce tableau sur les rangs limites pour accéder à biomed :)

marion bis
10-09-2013, 20:01
Je me retrouve dans ce que dis alex.
Il est normal de se poser des questions c'est notre avenir professionnel qui est en jeu. Il est vrai que le stage de biochimie n'est pas passionnant comme tout le monde le sait. Mais c'est loin d'etre le seul stage... la parasito, l'immuno sont guère mieux d'apres les echos de mes cointernes dans la ville dans laquelle je me trouve.

On s'attend à autre chose en venant en biologie. Moi le coté diagnostic, recherche me plaisait. J'ai pas l'envie de faire un master et un rab d'internat pour au final, etre en competion avec d'autres internes, etre meme pas sur d'avoir un poste au CHU.
Le coté diagnostic est present mais pas essentiel à l'hospital. On nous demande juste de rendre un résultat cohérent. Le dialogue avec le service clinique, est present en hemato pour discuter l'interet d'un myelograme ,d'une BOM, rendre des resultats. Ds les autres laboratoires, je vois pas trop. Ds les laboratoires de ville, c'est mort. Ca a un coté frustrant. J'en arrive à penser que c'est une des disciplines voir la dicipline choisie à l'internat qui est la plus eloignée de la medecine. Elle est technique ++++. Autant dire que la partie pre analytique et analytique sont fondamentales en biologie. Le post analytique, l'interpretation, c'est derisoire. Les medecins ds les services savent interpreter un bilan biologique, serolgies VHB, antibiogramme... La, ou on peut leur etre utile, c'est ds le rendu de myelograme, suspicion de LMC, LLC au frottis sanguin...j'imagine ds la biologie de la reproduction.

Je n'ai pas encore tout vu en biologie et c'est mon humble avis

marion bis
10-09-2013, 20:06
Je me retrouve dans ce que dis alex.
Il est normal de se poser des questions c'est notre avenir professionnel qui est en jeu. Il est vrai que le stage de biochimie n'est pas passionnant comme tout le monde le sait. Mais c'est loin d'etre le seul stage... la parasito, l'immuno sont guère mieux d'apres les echos de mes cointernes dans la ville dans laquelle je me trouve.

On s'attend à autre chose en venant en biologie. Moi le coté diagnostic, recherche me plaisait. J'ai pas l'envie de faire un master et un rab d'internat pour au final, etre en competion avec d'autres internes, etre meme pas sur d'avoir un poste au CHU.
Le coté diagnostic est present mais pas essentiel à l'hospital. On nous demande juste de rendre un résultat cohérent. Le dialogue avec le service clinique, est present en hemato pour discuter l'interet d'un myelograme ,d'une BOM, rendre des resultats. Ds les autres laboratoires, je vois pas trop. Ds les laboratoires de ville, c'est mort. Ca a un coté frustrant. J'en arrive à penser que c'est une des disciplines voir la dicipline choisie à l'internat qui est la plus eloignée de la medecine. Elle est technique ++++. Autant dire que la partie pre analytique et analytique sont fondamentales en biologie. Le post analytique, l'interpretation, c'est derisoire. Les medecins ds les services savent interpreter un bilan biologique, serolgies VHB, antibiogramme... La, ou on peut leur etre utile, c'est ds le rendu de myelograme, suspicion de LMC, LLC au frottis sanguin...j'imagine ds la biologie de la reproduction.

Je n'ai pas encore tout vu en biologie et c'est mon humble avis

Arcanobacterium
10-09-2013, 20:29
Le coté diagnostic est present mais pas essentiel à l'hospital. On nous demande juste de rendre un résultat cohérent. Le dialogue avec le service clinique, est present en hemato pour discuter l'interet d'un myelograme ,d'une BOM, rendre des resultats. Ds les autres laboratoires, je vois pas trop. Ds les laboratoires de ville, c'est mort. Ca a un coté frustrant.

J'ai une ancienne co-interne (médecin de formation) qui travaille sur un plateau technique et trouve son job passionnant. Evidemment, en ville il faut beaucoup de volonté pour s'investir dans le dialogue avec les cliniciens, mais d'après elle c'est tout à fait possible.


J'en arrive à penser que c'est une des disciplines voir la dicipline choisie à l'internat qui est la plus eloignée de la medecine. Elle est technique ++++. Autant dire que la partie pre analytique et analytique sont fondamentales en biologie. Le post analytique, l'interpretation, c'est derisoire.

Grande nouvelle, la biologie est médico-technique. Même avec l'accréditation, c'est faut de penser qu'on pourra faire que du bio-clinique. Dire que c'est la discipline la plus éloignée de la médecine, ça n'a pas de sens. Sans doute tu voulais dire l'une des plus éloignée de la médecine clinique qu'on t'a apprise à la fac et le DCEM, et là encore ça se discute entre la bio tout venant et les surspé type génétique moléculaire ou immunogénétique. Soit, mais faire bio med si on était pleinement épanoui dans la médecine clinique, c'est :confused2:.


Les medecins ds les services savent interpreter un bilan biologique, serolgies VHB, antibiogramme...
:hahaha:
Permets-moi d'en douter. Expérience perso en toute fin d'internat, incluant un semestre clinique en équipe mobile d'infectio.


Je n'ai pas encore tout vu en biologie et c'est mon humble avis

Oui tu n'as pas tout vu ; il faut aussi faire la part des choses, aller voir la vraie vie dans les labos des CH périphs, certains labos de CHU étant clairement des mourroirs pour les internes, y compris les plus motivés. Essayer de pas démotiver les quelques néo-internes qui vont nous rejoindre. Y a toujours des solutions (DESC d'hémobio, de cytogénét, BdR) En espérant que tu trouveras une voie épanouïssante (peut-être l'hémato ?):wink:.

Cobalt
10-09-2013, 22:34
Je me retrouve dans ce que dis alex.
Elle est technique ++++. Autant dire que la partie pre analytique et analytique sont fondamentales en biologie. Le post analytique, l'interpretation, c'est derisoire. Les medecins ds les services savent interpréter un bilan biologique, serolgies VHB, antibiogramme...

Déjà la biologie médicale c'est de la médecine praticienne contrairement à la santé pub.
Ensuite, le dialogue avec les cliniciens nécessite d'être compétant (ce qui est clairement un problème actuellement, notamment en CHU avec les qualifications et autres autorisation ministérielle d'exercée délivré à des médecins de compétences douteuses et scientifiques purs) et aussi intéressé par la prise en charge du patient (là encore, c'est très variable). Tu choisiras ton exercice, un seul modèle rencontré pendant l'internat suffit, j'ai eu la chance d'en avoir plusieurs. On croise aussi pendant l'internat des modèles négatifs qui rassemblent toutes les attitudes à ne pas avoir.

C'est pour cela que pour la formation je continue de recommander l'inter-région ouest et le CHU de Rennes, avec une génération d'AHU et de jeunes PH au CHU et dans les périph très dynamiques et motivés.

Quant à l'interprétation par le prescripteur, c'est valable pour les paramètres de base, mais ensuite chaque spécialiste maîtrise quelques examens et on ne rend pas des NFS uniquement à des hémato cliniques...

tomiko
11-09-2013, 16:38
On en revient toujours au même point : il FAUT faire un stage en labo AVANT de choisir bio méd. Ça paraît évident mais apparemment ça ne l'est pas pour tout le monde. Alex0205, marion bis : vous vous seriez rendus compte de ce que vous n'aimez pas dans la bio avant votre Nème semestre.

Je confirme les propos d'Arcanobacterium, les interprétations des cliniciens sont parfois assez amusantes. Je suis amené par ma spé à fouiller régulièrement dans les courriers des patients, certains valent le coup d'oeil. Bien sûr tout clinicien sait ce que veut dire une hausse de la CRP, mais connaissent-ils la valeur diagnostique des Ac dirigés contre les différentes sous-unités du complexe Sm/RNP, connaissent-ils la différence majeure entre les Ac dirigés contre SS-A 52 kDa et SS-A 60 kDa, etc. ? Pas souvent (jamais ?)... et pourtant ces connaissances sont capitales pour ne pas mal orienter le patient. D'où l'intérêt du post analytique.
(PS : si tu ne connais pas les réponses aux questions précédentes, c'est que tu es passée à côté de ton stage d'immuno !)

Quant au dialogue clinico biologique : les hémato bio ont des staffs réguliers avec les hémato cliniques. Les bactério font le tour dans certains services "chauds" (réa, brûlés, hémato...). En immunogénétique (HLA), je vais en réunion greffe avec les hémato cliniques greffeurs, je leur choisis les donneurs de cellules souches ; je vois régulièrement les néphro pour le suivi des patients inscrits sur liste d'attente de rein et les patients greffés ; et pour les protocoles de suivi de désensibilisation... tous les greffeurs de CSH et de rein du CHU connaissent les biologistes HLA.
Tous les internistes connaissent les biologistes d'auto-immunité, etc.

Quant au côté compétition dans le post-internat, il est présent dans TOUTES les spécialités de médecine !!! Toujours on te demandera au minimum un M2 pour rester en CHU !

La biologie est une spé à part, c'est évident. Mais je pense que ceux qui se trouvent "sous-exploités" devraient essayer de s'intéresser par eux-mêmes à un truc, choisir leur orientation (surspé) et s'y donner à fond (et ça sous-entend, éventuellement un M2 !!). A ces conditions, la bio méd est passionnante.

Niluje
11-09-2013, 18:54
Je suis assez surpris que ces problèmes ne soient pas évoqués avec une spécialité comme la radiologie pourtant très comparable. Je m'explique:

- pas ou très peu de contact avec les patients
- activité très routinière (l'essentiel de la journée devant un écran à analyser des images)
- pas d'activité de soins (sauf radio interventionnelle, qui reste minoritaire dans l'activité des radiologues)

Et aucun interne de radio ne s'en plaint (que je sache). Mais subitement, en biomed, ces critères deviennent problématiques. Pourquoi ?
J'aurais également pu parlé de l'anapath ou de la médecine nucléaire qui sont aussi des spécialités essentiellement paracliniques.

En plus la biomed offre un plus vaste éventail d'orientations professionnelles au final.

ifouifoui
12-09-2013, 10:54
financièrement la radio, médecine nucléaire etc...ne subissent pas les coupes de la bio med qui attire (attiraient?) beaucoup de gens pour l'intérêt pécunier.

Gah44
12-09-2013, 19:24
Je me permets de relever un point qui me parait intéressant dans cette discussion :


Quant au côté compétition dans le post-internat, il est présent dans TOUTES les spécialités de médecine !!! Toujours on te demandera au minimum un M2 pour rester en CHU !

Je suis d'accord. Mais :
- Dans les spécialités cliniques (et aussi en radio/nucléaire/anapath...), la compétition du post-internat me paraît avoir moins d'enjeux. Beaucoup veulent accéder à un poste de CCA pour la gloire ou le secteur 2, ou encore parce que c'est obligatoire pour exercer (en chir), mais quelle proportion veut réellement une carrière universitaire derrière ? Ceux qui n'ont pas de CCA vont en libéral, ou en périph s'ils tiennent à l'hôpital, mais en tout cas ils conservent un boulot "intéressant".

- Alors qu'à l'opposé en bio on a l'impression que globalement les seuls postes intéressants, où le biologiste va vraiment pouvoir s'investir dans la réalisation et l'interprétation des examens, le dialogue avec les cliniciens (etc...), ce sont les postes de labos "hyperspécialisés" de CHU. Et que les pauvres gars qui n'auront pas accédé à ce saint-graal se retrouvent "dans un box de 3m² à faire des prises de sang toute la journée et l'envoyer par fedex" à bac+10. Y'a pas vraiment de juste milieu, c'est un peu du tout ou rien.

C'est juste une remarque d'externe qui interprète peut-être un peu trop les propos des gens mais bon...

Ellie
13-09-2013, 12:54
J'ai pas l'envie de faire un master et un rab d'internat pour au final, etre en competion avec d'autres internes, etre meme pas sur d'avoir un poste au CHU.
ça, ça me fait sourire aussi. OK on a tous fait des études difficiles et c'est dur de faire avec toutes nos désillusions une fois arrivés au bout... Mais franchement, quelle est la spé où on est sûr d'avoir un poste au CHU ? et où on n'a en plus aucun co-interne dans la compétition ?
A Paris maintenant, tout le monde fait un M2 et ça ne va pas tarder à être la règle en province aussi. C'est l'escalade parce que l'hôpital n'embauche plus et ce n'est pas parti pour s'arranger.

On a quand même choisi cette spé et toutes ses difficultés en connaissance de cause, pas pour la facilité, enfin j'espère !

tapis volant
15-09-2013, 11:53
Je n'arrive pas trop à comprendre ceux qui veulent rester en CHU sans un minimum de compétition (quand à se dire intéressé par la recherche et rebuté par un M2...???).
La biologie médicale offre une diversité de spécialités, de mode d'exercice... très importante! Il y en a je pense pour tout les goûts.
Je ne peux que recommander cette spécialité à ceux que ça intéresse vraiment. Etant moi meme issu de la filière pneumo, il a bien fallu que je fasse un hors filière en biologie pour voir si ça me plaisait (correspondait? ;).
L'internat de biologie est certes un peu passif au début (biochimie...) mais avec une réelle implication je ne vois pas comment on peut s'ennuyer en laboratoire. Après il y a des stages à **** dans toutes les disciplines....

tapis volant
15-09-2013, 11:54
Je n'arrive pas trop à comprendre ceux qui veulent rester en CHU sans un minimum de compétition (quand à se dire intéressé par la recherche et rebuté par un M2...???).
La biologie médicale offre une diversité de spécialités, de mode d'exercice... très importante! Il y en a je pense pour tout les goûts.
Je ne peux que recommander cette spécialité à ceux que ça intéresse vraiment. Etant moi meme issu de la filière pneumo, il a bien fallu que je fasse un hors filière en biologie pour voir si ça me plaisait (correspondait? ;).
L'internat de biologie est certes un peu passif au début (biochimie...) mais avec une réelle implication je ne vois pas comment on peut s'ennuyer en laboratoire. Après il y a des stages à **** dans toutes les disciplines....

Surristrasz
15-08-2014, 15:22
Bonjour tout le monde,
Je n'étais pas venue sur e-carabin depuis une éternité, et suis passée un peu par hasard sur ce topic... J'aimerai surtout savoir si la situation des "biologistes médicaux" en général s'était "améliorée" (si on peut dire) depuis ce bordel de lois et ce qui s'ensuit que j'ai lu précédemment?
Petit PS également à Koala-maléfique : si tu passes par ici, pourrais-tu me MP à l'occasion? Ton parcours et ce que tu deviens m'intéresse énormément :)
Bonne continuation à tous, et bon courage