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Sommaire :
I. Rentrée Universitaire a. Coût de la rentrée étudiante b. Prêts étudiants c. Logements étudiants II. PST III. Nego conventionnelles I. Rentrée universitaire : a. COUT DE LA RENTREE : • Pod-cast TF1 : http://tf1.lci.fr/infos/jt/0,,408095...-rentree-.html • D’après AFP : Le coût de la vie et de la rentrée inquiète les étudiants http://afp.google.com/article/ALeqM5...mZTTng5bPdseOg Le coût de la vie étudiante en général et celui de la rentrée en particulier est en forte hausse cette année, selon les deux principales organisations étudiantes qui demandent notamment au gouvernement des dispositifs d'aide spécifiques pour la rentrée. b. PRETS ETUDIANTS : • LCI : Banques - 20.000 prêts étudiants avant fin décembre http://tf1.lci.fr/infos/economie/con...decembre-.html L'Etat a prévu 5 millions d'euros pour abonder le fonds pour les prêts sans caution personnelle que pourront demander les étudiants dès la semaine prochaine. Le gouvernement table sur un montant moyen de 7.500 euros, a dit lundi Valérie Pécresse. Quant aux deux banques qui se sont pour le moment engagées à proposer ce type de prêt, elles ont donné leurs conditions. C'est bel et bien parti pour le prêt étudiant sans caution personnelle. La ministre de l'Enseignement supérieur, qui a annoncé mercredi dernier le lancement de ce prêt bancaire étudiant afin d'élargir l'accès à l'emprunt des étudiants, a signé lundi un protocole avec Oséo, la structure de garantie pour le compte de l'Etat. Et Valérie Pécresse table sur 20.000 prêts d'un montant moyen de 7.500 euros d'ici à décembre 2008. Des prêts accordés à ceux des étudiants "qui ont un projet professionnel défini, avec un diplôme et des débouchés" , a souligné la ministre. Concrètement, 5 millions d'euros sont prévus par l'Etat pour abonder le fonds de garantie, ce qui permettra in fine de financer environ 20.000 prêts entre septembre et décembre, selon le ministère. Puis, après une "montée en puissance" du dispositif, 60.000 prêts pourraient être accordés en 2009. Deux banques se sont pour le moment engagées à le proposer : la Banque populaire, à partir du 15 septembre et Cétélem à partir du 22 septembre. "Ce prêt n'a pas vocation à être une réponse systématique pour tous les étudiants", a précisé à la presse Valérie Pécresse. Les critères des banques Selon elle, un étudiant en première année de filière généraliste "court un risque d'échec ou de mauvaise orientation" et donc n'a pas intérêt à "se retrouver en situation difficile". En revanche, le dispositif vise à inciter les élèves "de milieux défavorisés" à intégrer une classe préparatoire, selon elle. "Nous prendrons comme critère la qualité du projet professionnel et le niveau de maturité de l'étudiant", a déclaré Bruno Mettling, de la Banque populaire. "Nous financerons les étudiants, quelque soit leur filière", a précisé Thierry Gattegno, de Cétélem. La Banque populaire a indiqué à titre d'exemple avoir accordé ces 20 derniers mois 5.000 prêts d'un montant de 5.000 euros en moyenne à un taux d'intérêt moyen de 3,8%. Selon Ariane Obolensky, de la Fédération des banques françaises, d'autres banques pourraient suivre. Le prêt "ne répond pas aux besoins des étudiants", selon la LMDE Un bémol dans ce lancement : la Mutuelle des étudiants (LMDE) a estimé lundi que ce prêt étudiant garanti par l'Etat était "un dispositif qui ne répond pas aux besoins des étudiants". Il "est très minimaliste. Les étudiants ont aujourd'hui besoin de réponses concrètes à leurs problèmes de pouvoir d'achat, d'accès au logement et à la santé", écrit la LMDE, qui fait remarquer que ce prêt "sera attribué par les banques aux tarifs de la concurrence". Ce prêt est accessible à tout étudiant de moins de 28 ans ressortissant de l'Union européenne et (sous conditions) de l'Espace économique européen. D'"un montant maximal de 15.000 euros", son taux d'intérêt sera fixé par les banques, en fonction du marché. Il sera proposé "sans condition de ressources", sans demande de "caution des parents" et son "remboursement pourra être différé après l'obtention du diplôme". • D’après AFP : Un prêt étudiant garanti par l'Etat lancé cette année http://afp.google.com/article/ALeqM5...hMpHm-l6TZ1C_g Valérie Pécresse va lancer cette année un prêt bancaire étudiant sans caution personnelle, mais à taux d'intérêt du marché, afin "d'élargir l'accès à l'emprunt à tous", a affirmé mercredi son ministère, mais l'annonce a été critiquée par les principales organisations étudiantes. Ce dispositif se substitue à l'ancien "prêt d'honneur", datant de 1934, à taux zéro, géré par les Crous (oeuvres universitaires). L'ancien système perdure uniquement pour les prêts déjà en cours, selon le ministère. Les emprunts à taux zéro étaient proposés aux élèves non boursiers, souvent à l'université, sans condition de caution et il était remboursable 10 ans au plus tard après l'obtention du diplôme, a affirmé le Cnous c. LOGEMENT ETUDIANTS • D’après AFP : 6.000 logements étudiants d'ici 2012 grâce aux bâtiments militaires http://afp.google.com/article/ALeqM5...-RHWkvuLg2pNGA Le gouvernement propose 6.000 nouveaux logements étudiants d'ici 2012 provenant de la transformation de terrains et bâtiments militaires touchés par les restructurations, une annonce accueillie favorablement, mais avec des réserves, par les organisations étudiantes. • Libération : Casernes U pour légions d’étudiants sans toit http://www.liberation.fr/actualite/s.../350485.FR.php Le malheur des uns fait le bonheur des autres : une partie des casernes désertées dans le cadre de la «restructuration» va servir au logement étudiant. Les ministres de la Défense, Hervé Morin, et de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, ont signé vendredi un protocole d’accord qui a été salué, une fois n’est pas coutume, par les principales organisations étudiantes. D’ici 2012, 6 000 nouveaux logements seront construits ou réhabilités à partir de terrains ou de bâtiments récupérés, a annoncé Valérie Pécresse. D’ores et déjà, quinze villes ont été identifiées où, d’une part, le déficit en logement étudiant est criant et, d’autre part, les installations militaires ne sont pas loin des universités, en centre-ville ou au moins proches de la gare. Il s’agit de Bordeaux, Arras, Caen, La Rochelle, Limoges, Marseille, Metz, Montpellier, Nancy, Nantes, Paris, Reims, Toulouse, Valenciennes et Versailles. Aubaine. Les recteurs d’académie vont désormais siéger dans les comités chargés d’examiner les projets de cession et de réaménagement de ces sites militaires, en veillant à ce que le logement étudiant, notamment social, ne soit pas oublié. Toutes les formules seront possibles : rachat du terrain par les collectivités locales, puis gestion confiée aux Crous, qui gèrent les cités U, ou à des bailleurs sociaux, ou enfin partenariat public privé (PPP), très à la mode au gouvernement. Pour Valérie Pécresse, c’est une aubaine. «Nous avons les fonds pour réhabiliter (620 millions d’euros débloqués en février 2008 sur quatre ans), a-t-elle rappelé, mais on ne trouvait pas de terrain disponible.» L’affaire s’annonce toutefois compliquée à Paris, où le foncier est particulièrement convoité. Hervé Morin a tenu à rappeler qu’il entendait garder des immeubles pour les militaires qui, avec leurs soldes, ont du mal à se loger dans la capitale. En fait, la ministre compte sur la ville, qui a promis d’investir dans le logement étudiant, pour se porter acquéreur. Mais les négociations n’ont pas encore commencé. Pression. «C’est une annonce qui va dans le bon sens, s’est félicitée l’Unef, la principale organisation étudiante, et qui va enfin permettre à l’Etat de respecter les engagements du plan Anciaux de 2004» (lire ci-dessous). «Tout est bon à prendre», a renchéri la Fage. Les deux organisations veulent toutefois faire pression pour que ces logements aillent bien au secteur social. L’Unef demande ainsi que les Crous, «seuls garants d’une attribution des chambres sur critères sociaux et de loyers modérés, soient à la fois propriétaires et gestionnaires» de ces logements. Selon l’entourage de la ministre, ce devrait être «l’immense majorité» des cas. «Combien d’étudiants cela va-t-il concerner, sachant qu’aujourd’hui il existe 150 000 places pour 1,3 million de demandeurs ?», s’interroge la Confédération étudiante, qui applaudit aussi l’annonce, mais s’inquiète de sa faisabilité, citant l’exemple de Caen «où la caserne de Bretteville-sur-Odon est à 9 kilomètres du site universitaire». II. PST : • LE MONDE : Des sanctions contre les médecins qui refusent des patients pauvres http://www.lemonde.fr/societe/articl...3136_3224.html Le gouvernement hausse le ton envers les médecins qui refusent de soigner les plus défavorisés. Dans son avant-projet de loi "Hôpital, patients, santé, territoire", la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, instaure des sanctions financières contre les praticiens qui refoulent de leurs cabinets les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU)
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III. Négociations conventionnelles :
• Libération : Les infirmiers renoncent à la liberté d'installation. http://www.liberation.fr/actualite/s.../350350.FR.php Les quatre syndicats d’infirmiers ont signé hier «un accord inédit» avec l’Assurance-maladie. Désormais, les infirmiers libéraux ne pourront plus s’installer dans les zones où ils sont déjà très nombreux. En échange de cette limitation, les syndicats ont obtenu une revalorisation des actes plus élevée que prévu : + 5,3% à compter d’avril 2009. Des mesures financières d’incitation seront également mises en place pour les infirmiers s’installant dans les zones dites «sous-dotées». Il s’agit souvent de banlieues défavorisées ou de territoires ruraux peu peuplés. 7.000 infirmiers seraient concernés Reste à savoir quand cette mesure entrera en vigueur. Pour Annick Touba, présidente du syndicat Sniil, «Ce n’est pas pour tout de suite. Il faut encore que les zones soient déterminées». Il y aurait environ 250 «zones sur-dotées en infirmières», selon le quotidien Les Echos dans son édition de vendredi. Ces zones sont surtout situées sur le pourtour méditerranéen, en Bretagne ou en Corse. 7.000 infirmiers (sur un total de 50.000) pourraient être concernés par ce gel d’installations selon les Echos. Un accord expérimental Par ailleurs, le président du syndicat FNI, Philippe Tisserand, précise que la limitation en «zone sur-dotée» ne concerne pas les professionnels déjà installés. Et rappelle qu’il s’agit d’un accord «expérimental», valable pendant deux ans. Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, s'est félicité de cet accord. «Ce dispositif permettra de rééquilibrer la présence des infirmiers libéraux» sur l’ensemble du territoire pour réduire les «inégalités d’accès aux soins». Une pression supplémentaire sur les médecins Ce nouvel accord intervient un peu plus de dix mois après la proposition d’une mesure comparable concernant les médecins libéraux. Mais, cette annonce avait déclenché une grève des gardes d’internes et étudiants en médecine et une manifestation réunissant de 10.000 à 20.000 personnes à Paris. Ce mouvement avait été suspendu après l’adoption d’un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) prévoyant uniquement des mesures «incitatives» pour encourager les médecins à s’installer dans des zones «sous-dotées». • Quotidien du médecin : La liberté d'installation à nouveau menacée ? Les jeunes médecins sont sur le qui-vive Étudiants en médecine et internes déplorent la restriction de la liberté d'installation des infirmières entérinée par un avenant conventionnel la semaine dernière. Ils n'accepteront pas, disent-ils, que les mêmes dispositions s'appliquent aux futurs médecins. LES FACULTÉS DE MÉDECINE vont accueillir leurs premiers bataillons d'étudiants dans les prochains jours. Mais pour certains la rentrée a commencé sur les chapeaux de roue. Les représentants des étudiants en médecine et des internes ont en effet suivi attentivement la conclusion des négociations conventionnelles des infirmières jeudi dernier (« le Quotidien » d'hier). L'expérimentation pendant deux ans de la restriction de l'installation d'infirmières libérales dans les zones où elles sont déjà particulièrement nombreuses, en échange de revalorisations, inquiète particulièrement les médecins en formation. «Nous avons une drôle d'impression de déjà-vu, explique Anne-Laure Lepori, présidente de l'Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF). Constater que les infirmières se sont fait avoir comme ça nous effraie.» Les jeunes médecins ne sont pas sereins et ils sont prêts à se mobiliser si des dispositions similaires venaient à être proposées lors des négociations avec les médecins. «Je crains que l'on vive la même rentrée agitée que l'an dernier, ajoute Anne-Laure Lepori. Quand on voit la tournure que prend la loi “Hôpital, patients, santé, territoires” et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) que l'on annonce pire que l'an dernier!» Après la tentative de régulation des médecins libéraux dans le PLFSS 2008, qui avait mis étudiants et internes dans la rue à l'automne dernier, les jeunes médecins assurent qu'ils seront vigilants. «Il n'y a pas de raison pour que le gouvernement ne mette pas en place les mesures incitatives discutées lors des états généraux de l'organisation de la santé (EGOS), insiste Benoît Elleboode, président de l'Intersyndicat national des internes des hôpitaux (ISNIH). Toutes les mesures coercitives ont montré qu'elles n'avaient pas d'efficacité. Au contraire, dans une région comme la Basse-Normandie qui n'est pas la plus attractive de France, des solutions ont été trouvées, des maisons de santé ouvertes, la permanence des soins organisée...» Internes et étudiants vivraient comme une trahison du ministère de la Santé toute orientation différente. «Cela voudrait dire que l'on nous aurait menés en bateau depuis un an», indique Benoît Elleboode. Pour l'heure, le président de l'ISNIH veut croire en la parole des organisateurs des EGOS et du directeur de l'UNCAM. Ce dernier a en effet assuré que des mesures intergénérationnelles seraient appliquées pour assurer une meilleure répartition des praticiens sur le territoire si les incitations venaient à échouer. Autant que le contenu de l'avenant conventionnel des infirmières, c'est la manière dont il a été conclu qui interpelle les leaders des structures de jeunes médecins. Conflits de générations. «Les syndicats seniors se sont négociés une revalorisation salariale sur le dos des jeunes», lâche Benoît Elleboode. (il parle des syndicats séniors infirmiers)«Laisser le soin aux aînés de trancher dans le vif l'avenir des plus jeunes, avec pour corollaire la garantie que les libéraux déjà installés n'auront pas d'effort à consentir, n'auront pas de jeunes concurrents, et verront même leurs revenus augmenter; quel sacrifice et quel courage!», enchérit Olivier Véran, porte-parole de l'ISNIH. Ce scénario est-il envisageable avec les jeunes médecins ? «On sait que les syndicats seniors ne pensent pas comme nous, confie Bérengère Crochemore, présidente de l'Intersyndicale nationale représentative des internes de médecine générale (ISNAR-IMG). Mais il ne faut pas que ce que nous construisons depuis un an soit détruit par des gens qui refusent de comprendre.» À entendre les jeunes médecins, vouloir faire peser les efforts sur les seuls nouveaux diplômés risque de les amener à exercer la médecine autrement qu'en libéral. «Effectuer un copier-coller entre les infirmières et les médecins serait une énorme bêtise pour le système de soins», conclut la présidente de l'ISNAR-IMG. Les associations de jeunes médecins devaient s'associer avec la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (FNESI) et aux étudiants d'autres filières de santé pour condamner l'accord conclu par les infirmières. > CHRISTOPHE GATTUSO • LE MONDE : Un petit rappel de certaines déclarations "Inciter les médecins à exercer dans les zones en déficit" http://www.lemonde.fr/societe/articl...9045_3224.html 05.09.08 Interview de Roselyne Bachelot (05.02.08 !) Roselyne Bachelot, ministre de la santé, devait conclure, vendredi 8 février, la première étape des Etats généraux de l'organisation des soins (EGOS), chargés d'élaborer de nouvelles règles d'installation dans les zones rurales comme dans les banlieues. Faut-il remettre en question la liberté d'installation des médecins pour remédier aux risques de déserts médicaux ? Non, je ne le crois pas. Il est nécessaire de garder la liberté d'installation, tout en tenant compte des aspirations des jeunes médecins, différentes de celles de leurs aînés. L'exercice de la médecine en solitaire, c'est fini. La soif des nouveaux médecins, c'est au contraire d'exercer en groupe, avec d'autres professionnels de santé, comme les infirmières, les kinésithérapeutes, les orthophonistes. C'est pourquoi nous aiderons financièrement, dès 2008, la création de 100 maisons de santé pluridisciplinaires à hauteur de 50 000 euros maximum par projet présenté par les professionnels ou des collectivités locales. Avez-vous renoncé à instaurer des mesures contraignantes ? Pour moi, il faut inciter à une meilleure répartition de l'offre de soins sur le territoire par des mesures positives. Avec l'argent disponible, on peut faire mieux. Jusqu'à présent, on finançait les médecins pour s'installer dans les zones sous-dotées, sans guère d'efficacité. En réalité, les médecins préféreraient qu'on les aide au niveau logistique, en mettant à leur disposition des locaux, en les aidant pour financer un secrétariat... Nous aimerions aussi inciter les médecins des zones sur-dotées à exercer une part de leur activité dans des zones en déficit, en ouvrant des cabinets secondaires. Des contrats territoriaux d'installation, signés entre chaque professionnel, l'assurance-maladie et les collectivités territoriales, seront mis en place. Ces mesures reposent sur le volontariat des médecins. Ne faudrait-il pas aller plus loin ? Je privilégie les mesures incitatives d'organisation et d'accompagnement, en faisant confiance à la capacité des médecins et des élus, des collectivités territoriales à s'organiser ensemble. Nous souhaitons à terme encourager l'élaboration de schémas régionaux d'aménagement de l'offre de soins de premier recours. Des professionnels l'ont déjà fait dans le département de l'Orne, avec des médecins généralistes. Les professionnels eux-mêmes n'ont pas exclu les mesures de régulation dans les zones sur-dotées. J'attends qu'ils me fassent des propositions et qu'on les intègre dans la discussion conventionnelle, entre les syndicats de médecins et l'assurance-maladie. Le futur projet de loi devrait créer des agences régionales de santé (ARS). Quel sera leur rôle et qui va les piloter ? Tout le monde est d'accord : il faut un pilotage territorial, au niveau régional, pour coordonner les missions de l'hôpital, de la médecine de ville et du médico-social. Les ARS devront organiser la santé sur un territoire, dans une perspective de plus grande efficience des soins. Elles seront aussi chargées de mettre en place des politiques de santé publique adaptées à chaque territoire. Les crédits consacrés à la santé publique seront sanctuarisés. Qu'attendez-vous de la mission de Gérard Larcher, ancien ministre du travail, sur l'hôpital ? Les règles de gestion et de gouvernance de l'hôpital public doivent être modernisées pour que l'hôpital soit doté d'un vrai patron. Il faut également réfléchir à une meilleure répartition des rôles entre les établissements qui sont dans un même bassin de vie, par exemple, en créant des établissements de territoire, en partenariat avec les cliniques privées. Il n'est pas question de fermer des hôpitaux, mais il est indispensable d'améliorer le maillage territorial entre les hôpitaux de pointe, les hôpitaux de proximité et les établissements de soins de suite, pour offrir aux patients la meilleure sécurité et la meilleure qualité des soins possibles. Propos recueillis par Michel Delberghe et Cécile Prieu
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